Politique › Institutionnel

Cameroun: Le G7 dispersé sur la réforme du Code électoral

Ce regroupement constitué de certains partis politiques de l’opposition s’est réuni à Bamenda pour discuter du code électoral, en l’absence de certains ténors

Le G7, collectif de partis politiques qui s’est formé lors de l’élection présidentielle de 2011 et qui a vu le président Paul Biya porté de nouveau à la tête du Cameroun, s’est réuni le 24 août à Bamenda dans la région du Nord-ouest, pour discuter d’un code électoral crédible. Une rencontre qui s’est faite en l’absence de certains membres de ce G7, parmi les plus en vue. Prenant la parole, John Fru Ndi qui présidait la rencontre a déploré l’absence d’Adamou Ndam Njoya (Union Démocratique du Cameroun), Bernard Muna (Alliance des Forces patriotiques) et Edith Kah Walla (Cameroon People Party) au moment où « une page de l’histoire de la politique camerounaise est en train de s’écrire ». De nombreux intellectuels se sont adjoints à la rencontre de Bamenda. On a pu apercevoir le philosophe Fabien Eboussi Boulaga, et les universitaires Eric Mathias Owona Nguini, Paul Abe et Stéphane Akoa. Il y avait aussi quelques représentants de la diplomatie et de la diaspora camerounaise.

Sans l’UDC de Ndam Njoya ou encore le CPP de Kah Walla, le G7 a mené la réflexion sur le code électoral. Occasion pour le chairman du SDF de livrer une de ses déclarations fortes. « Nous ne devons pas seulement critiquer Paul Biya. Nous devons être désormais plus pratiques. Paul Biya utilise tous les moyens pour rester au pouvoir. Au lieu de prier pour qu’il meure comme le font certains de l’opposition, nous devons mettre sur pied des mécanismes pour un jeu plus démocratique à l’instar d’un code électoral crédible. Pour y parvenir, toutes les forces du changement doivent se mettre ensemble », a-t-il fait savoir à l’assistance. La question de la forme du code électoral qu’adoptera le G7 pour présenter au « régime-RDPC » a fait l’objet de divisions entre les participants. Pour les radicaux, le code adopté par les députés doit être retouché fondamentalement et un code alternatif proposé au public. De l’autre côté, on prône pour l’amendement des dispositions qui ne seraient pas conformes aux droits de vote des citoyens. Un consensus a toutefois été trouvé sur la manière de procéder. Il sera d’abord question de regrouper les propositions faites par les participants pour apporter des « améliorations » au code actuellement en vigueur, ensuite mettre en place un comité de convergence composé par des experts et qui sera chargé de la relecture des différents amendements au code électoral, et la dernière étape, rendre publics dans les meilleurs délais les amendements définitifs apportés au code électoral. Certains observateurs n’hésitent pas à critiquer une avance à reculons de l’opposition, qui sort toujours « la bonne vieille rengaine du code électoral, au lieu de proposer des perspectives concrètes, tant au gouvernement qu’au peuple, pour sortir de leur précarité ». Les propositions finales sont attendues.

Le G7, regroupement de partis politiques de l’opposition au Cameroun, veut proposer une réforme du code électoral
Camer.be)/n

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