Société › Faits divers

Cameroun: Le gouvernement confirme l’attaque de la télévision nationale

Au petit matin du dimanche 4 juillet dernier, des hommes armés ont attaqué la CRTV

Le gouvernement reconnait l’attaque
Le Ministre Issa Tchiroma de la communication et porte-parole du gouvernement l’a finalement admis, le siège de la télévision d’Etat camerounaise, la CRTV, a été attaqué à Yaoundé la capitale, dans la nuit de samedi à dimanche, par des hommes armés qui jusqu’ici n’ont pas été identifiés. Un gendarme a très vite repéré un des assaillants. Lorsque celui-ci s’en est rendu compte, il a tiré un coup de feu. Le gendarme a tout de suite répliqué par une rafale et les assaillants se sont enfuis, a-t-il assuré. Selon lui, personne n’aurait été blessé. Selon une information rapportée par la radio nationale, les assaillants ont abandonné sur place une arme dont le calibre et le type n’ont pas été rendus public. Les témoignages des populations environnantes sont impressionnants. Nous avons été réveillés au milieu de la nuit par un bruit assourdissant, j’ai su tout de suite que c’était des coups de feu. Il y avait des coups secs, et plusieurs rafales plus longues. A la CRTV le climat est serein, mais une grosse partie de la communication sur l’incident s’est faite en anglais. Ce matin Vamoulke le Directeur général de la CRTV a déclaré ne pas être inquiet.

La direction générale minimise l’incident
Amadou Vamoulke a aussi donné son avis. Je crois d’après ce qu’a dit le chef de poste de la sécurité, qu’il y avait une seule personne. S’il y avait d’autres, peut-être qu’elles étaient en dehors du bâtiment. Mais pour qu’on parle vraiment d’attaque, il faudrait qu’on retrouve un peu plus qu’une arme traditionnelle. Pour moi, en attendant que la gendarmerie fasse son enquête, je peux dire que c’était un incident léger. a indiqué le Directeur général. L’attaque n’a pas causé de victime en vie humaine et aucun matériel n’a été emporté. Mais le Directeur ne semble pas négliger l’incident autant que ça. Des mesures ont été prises pour que ce genre d’incident ne survienne plus. Le volume des arbres qui poussent le long de la clôture sud de l’édifice sera diminué. L’éclairage de l’enceinte du centre de production sera renforcé. Le Directeur général a même émis l’idée de la construction d’un mirador pour les forces de sécurité. Selon certains commentaires les alentours de la CRTV sont fréquentés par des drogués et les autorités de cette structure ont fortement émis l’hypothèse qu’un drogué ait pu s’aventurer dans cette initiative.

Une attaque qui préoccupe
Le calme des responsables rompt pourtant avec une certaine réalité qui entoure l’incident. Selon certains commentaires, les assaillants ont ouvert une entaille dans la clôture métallique qui sépare la CRTV de l’immeuble de la Société nationale des hydrocarbures (SNH). Ils se sont ensuite dirigés dans le centre de production lorsqu’ils ont été surpris par des militaires qui y étaient en service. L’attaque surprend de nombreux observateurs. Le siège de la télévision nationale camerounaise se trouve dans ce qu’on appelle le quartier le plus protégé de la capitale camerounaise. Autour des bâtiments qui l’abrite sont localisé les sièges de la SNH et sur la droite, la présidence de la République des Camerounais. Les motivations des assaillants restent inconnues. Cette attaque a soulevé une fois de plus la question de la sécurité des édifices publics dans la capitale camerounaise. En 2009, plusieurs locaux publics, dont le ministère de la défense et la délégation générale de la sûreté nationale avaient été cambriolés. Les coupables n’ont jamais été présentés au grand public. Pour la CRTV, une nouvelle enquête a été ouverte, a dit le ministre Tchiroma.


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