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Cameroun: Le Gouvernement confirme le crash meurtrier d’un hélicoptère de l’armée

Le ministre de la communication a confirmé l’information sans évoquer le décès de Avraham Avi Sirvan

Quatre morts et un blessé
Le point de presse du ministre a été bref, et constate ce que tous les journaux avaient déjà annoncé: Dans la matinée du lundi 22 novembre 2010, est survenu le crash d’un appareil appartenant aux forces de défense camerounaises. L’appareil, un hélicoptère de type Bell 412, a selon les déclarations de Monsieur Tchiroma, décollé de Douala, la capitale économique du Cameroun, à 07 heures 45 minutes, heure locale, à destination de Yaoundé, où son atterrissage était prévu à 08 heures 50 minutes à la base aérienne 101. L’hélicoptère accidenté apprend-on, avait à son bord cinq occupants, dont trois membres de l’équipage et deux passagers. Le décès de Quatre de ces occupants au cours de l’accident, a été confirmé. Un d’entre eux y a survécu. Il a été admis dans une formation hospitalière de la place. Le gouvernement ne semble pas plus avancé sur les circonstances exactes de cet incident, un des plus graves qu’ait connu l’armée de l’air camerounaise ces dernières années. Aucune information supplémentaire donc par rapport à ce qui était déjà connu jusqu’ici. Il est désormais certain que le crash de cet hélicoptère de l’armée camerounaise a provoqué la mort du colonel Avraham Avi Sirvan, un israélien à la retraite, qui s’occupait de la formation de l’unité spéciale d’intervention militaire, la Bataillon d’intervention rapide (BIR). Il y aurait aussi eu dans l’appareil selon certains médias au Cameroun, un autre colonel monsieur Ojong, un pilote de l’armée de l’air camerounaise ayant rejoint le BIR. On apprend aussi ce matin que le chauffeur d’Avi Sirvan est celui qui aura survécu au crash.

L’accident a laissé un témoin clé
Les circonstances de l’accident 48 heures après sa survenance restent floues. Selon certains commentaires, le mauvais temps aurait perturbé les instruments de vol et l’hélicoptère aurait percuté une installation téléphonique. Une version des faits que l’armée ne confirme pas. L’affaire préoccuperait au plus haut niveau de l’Etat. Avi Sirvan un militaire expérimenté avait réussi à mettre sur pied une politique de formation et de recrutement qui a fait ses preuves contre le phénomène des coupeurs de routes dans le Nord du Cameroun. Certaines affirmations disent aussi qu’il était sur un plan purement informel, le conseiller militaire du président de la république Paul Biya. Ce deuxième coup dur pour les forces armées camerounaises intervient alors que ce corps de métier s’apprête à célébrer son cinquantenaire. La dépouille du colonel israélien aurait déjà été rapatriée chez lui en Israël, selon certaines sources médiatiques. L’occupant survivant du crash, lui, continue de recevoir des soins dans un centre hospitalier de la capitale camerounaise. Son témoignage sera déterminant pour comprendre les circonstances exactes de cette catastrophe.

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