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Le gouvernement prescrit une « communication intensive » aux ambassadeurs

Lejeune Mbella Mbella, le ministre des Relations extérieures du Cameroun.

Au sujet de la crise anglophone et en prélude au Grand dialogue national, le ministère des Relations extérieures demande aux représentations diplomatiques du Cameroun à l’étranger d’être plus offensives.

 Lejeune Mbella Mbella l’a mauvaise. Le ministre des Relations extérieures du Cameroun ne se satisfait pas des campagnes de communication actuellement menées par les ambassades du Cameroun à l’étranger.

« Il n’a été donné de constater un déficit de communication de certains services extérieurs, pour une information suffisante de la Communauté internationale et de nos compatriotes à l’étranger sur le dialogue national instruit par le chef de l’Etat », commence le ministre Mbella Mbella dans une lettre-circulaire datée du 13 septembre et adressée aux ambassades, aux hauts commissariats et aux délégations du Cameroun à l’étranger.

« Les missions diplomatiques ne semblent pas ainsi prendre la pleine mesure de la situation que vit notre pays et jouer le rôle attendu d’elles », déplore le ministre des Relations extérieures.

Pour le ministre, ce déficit de communication contribue à forger une opinion négative du Cameroun et de ses dirigeants auprès des compatriotes et des partenaires étrangers du pays, avec des conséquences « incalculables notamment sur l’attractivité économique et touristique de notre pays ».

Aussi le gouvernement engage ses représentants à une « correction dans la défense des intérêts du Cameroun dans [vos] pays d’accréditation ». Pour cela, le ministre prescrit « une campagne de communication intensive [qui] aura un gain positif sur l’image du pays ».

Et le ministre de prescrire quelques recettes : « Avec proactivité et plus que par le passé, vous devez engager à mettre en place des stratégies de communication innovantes, afin non seulement de contrecarrer les actions d’intoxication adverses ».

Les missions diplomatiques du Cameroun doivent également, au-delà du « formalisme diplomatique », cibler les « différents pans de l’opinion » de leur pays d’accueil à savoir parlementaires, Barreaux, groupes de pression, associations des droits de l’Homme, presse, associations des Camerounais, etc.



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