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Cameroun: le gouvernement propose la restauration de la taxe à l’importation du riz

Le gouvernement propose que l’importation du riz soit de nouveau taxée, après la suppression de ladite taxe 2008.

Dans le cadre de la loi de Finances 2016 actuellement examinée par le parlement camerounais, le gouvernement propose que l’importation du riz soit de nouveau taxée, après la suppression de ladite taxe 2008. La décision avait été prise par ordonnance du chef de l’Etat signée le 7 mars 2008, suite aux émeutes dites de la faim survenues au mois de février, et qui avaient embrasé certaines grandes métropoles du pays.

Si cette proposition gouvernementale est validée par le Parlement, dès janvier 2016, toutes les importations de riz sur le territoire camerounais seront de nouveau assujetties au payement de droits de douane équivalents à 5% de la valeur de la cargaison.

La découverte de cette proposition gouvernementale, qui peut se justifier par le dessein de réaliser un budget 2016 en forte hausse par rapport à 2015 (plus de 400 milliards FCfa), fait poindre à l’horizon une hausse du prix du kilogramme de riz sur le marché camerounais.

En effet, si la défiscalisation des importations de riz dès mars 2008 avait permis de baisser les prix de cette denrée très prisée au Cameroun, cette décision du gouvernement camerounais avait également contribué a alimenté des réseaux de contrebande entre le Cameroun et le Nigéria.

En 2014, par exemple, face à l’instauration d’une taxe de 110% sur les importations de riz au Nigéria, un rapport de la Seaport Terminal Operators Association of Nigeria (STOAN), le regroupement des opérateurs de la place portuaire, a révélé qu’«environ 600 000 tonnes de riz ont été redirigées vers les ports de pays voisins comme le Bénin, le Cameroun, le Ghana et le Togo». Ces cargaisons, soulignait le rapport, étaient ensuite réimportées au Nigéria au moyen de la contrebande.

Pour mémoire, la demande nationale en riz au Cameroun est officiellement estimée à 300 000 tonnes. L’offre nationale, pourvue par la Semry et les producteurs artisanaux du Nord-Ouest et de l’Ouest, culmine à peine à 100 000 tonnes par an.


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