Politique › Judiciaire

Cameroun : le gouvernement s’active pour éviter une grève des avocats

Laurent Esso, le ministre de la Justice garde des Sceaux du Cameroun.

A tout va, la chancellerie instruit les juridictions de faciliter le travail des robes noires. Le mot d’ordre n’a toujours pas été levé.

C’est une avalanche de correspondances qui « fuitent » depuis quelques jours. Le gouvernement se mobilise pour désamorcer la grève annoncée dès le 16 aout par les avocats.

Dans une correspondance, c’est le ministre délégué auprès du ministre de la Justice garde des Sceaux qui instruit tous les procureurs généraux de veiller « au libre exercice de la profession d’avocat et au respect des droits de la défense par une saine application des dispositions du code de procédure pénale ».

Dans une autre, le secrétaire d’Etat auprès du ministre de la justice en charge de l’Administration pénitentiaire  invite les délégués régionaux de l’administration pénitentiaire à « veiller à ce que les mesures de police prescrites par le règlement intérieur de chaque prison soient implémentées de manière à faciliter l’accès des avocats à leurs clients ».

Même son de cloche du côté de la justice militaire où le directeur de cette juridiction demande aux officiers de police judiciaire d’« assurer le respect scrupuleux des droits humains et des droits de la défense ; et de traiter les avocats ou conseils dans leur office avec les égards dus à leur rang ».

La police n’est pas en reste. Le Délégué général à la sûreté nationale veut montrer patte blanche. Dans une correspondance, le patron de la police nationale assure le ministre de la Justice que « la Sûreté nationale est toujours restée ouverte aux sollicitations des avocats et ne ménage aucun effort pour faciliter l’exercice de leurs activités au niveau des unités de police et auprès des officiers de police judiciaire ».

Lire aussi :: Cameroun : grève d’ampleur des avocats contre le viol des droits de la défense

Ce branle-bas du gouvernement est la suite d’une réunion qui s’est tenue au ministère de la Justice le 4 septembre entre 25 avocats (dont 15 de l’Ordre) et les représentants des administrations du domaine de la justice. Rencontre au cours de laquelle les griefs formulés par les avocats à l’encontre desdites administrations.

Le 1er septembre en effet, l’Ordre des avocats du Cameroun émettait un mot d’ordre de grève protester contre les multiples entraves dans l’exercice de la profession. Le mot d’ordre prévoit un débrayage du 16 au 20 septembre. Selon une source au sein du Barreau, le mot de grève est toujours maintenu malgré la bonne foi du gouvernement.



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