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Cameroun: Le kaba Ngondo, histoire d’une tradition vestimentaire!

Ce vêtement a connu une forte évolution jusqu’à nos jours

Grâce à sa popularité le kaba est non seulement la tenue officielle du ngondo depuis les assises qui ont donné lieu à la fête. Ceci au même titre que le Sandja. Mais également un vêtement féminin porté à toutes sortes d’occasions. Mais avant que le kaba-ngondo parvienne à cet étape, il connu une certaine évolution. Avant l’arrivée des missionnaires, les duala arboraient la plupart des coutumes locales y compris la nudité. Après l’arrivée de ceux-ci en 1843, vu l’embarras des épouses des missionnaires face aux jeunes filles se mouvant peu couvertes devant leurs époux, il a été inculqué rapidement aux femmes que seule une tenue décente plaisait au Seigneur. C’est ainsi que celle-ci commence à se couvrir d’une couverture qu’elles appellent «Kaba». Une déformation du mot « cover » en français « couvertures ».
La kaba est alors un grand sac avec des ouvertures pour la tête et les bras.

Ces jeunes femmes apprennent par la suite les arts ménagers et la couture de Hélène saker et au même moment où la mode victorienne bat son plein (grande jupe sous des corsages à même le corps), les autochtones commencent à créer, tailler et coudre leurs propres « couvertures ». Peu à peu elles mettent en pratique leur sens du goût et du style en le transformant en un vêtement sophistiqué. Au milieu des années 1940, seules les femmes âgées peuvent le mettre non seulement en signe de maturité mais aussi de prestige. Car il fallait beaucoup d’argent pour se procurer autant de tissu. Les deux décennies qui ont suivi l’indépendance étaient plutôt sombres pour le kaba qui avait sa place au fond des placards, portés pour les travaux ménagers ou champêtres ou encore uniquement réservés pour les obsèques. Les jeunes filles le trouvant réservé aux grand-mères.

Kaba Ngondo
Frédéric de la Chapelle (Modèle Andrée))/n

A partir de 1980, la tendance est renversée par les couturiers qui créent ainsi le mini-kaba. Et dans les années 90, des stylistes exploitent cette tendance. C’est le cas de la camerounaise Ly Dumas, qui fût le première à exporter le vêtement. Même des évènements se sont créés autour du vêtement. L’on peut parler du festival annuel « Lambo la Tiki » qui permet à de jeunes créateurs de relooker à chaque édition le kaba ngondo classique le rendant ainsi approprié pour plusieurs occasions.

De nos jours le kaba s’est encore transformé avec l’adaptation de vêtements classiques et occidentaux. On n’est donc plus étonné de voir dans nos rues des kaba-ngondo à manches de chemises, à ceinture ou encore portés avec des collants.

Nouveaux modèles
journalducameroun.com)/n
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