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Cameroun: Le Maire et les Commerçants de Douala II à couteaux tirés

Le torchon brûle au sujet d’une taxe sur le bétail

A Douala, c’est une vive tension qui règne entre les commerçants du marché des chèvres et Denise Fampou, maire de la commune d’arrondissement de Douala deuxième. Les commerçants de ce marché qui se sont organisés en un collectifs crient leur ras- le- bol sont donc à couteaux tirés avec le maire qui selon eux, viole les normes en vigueur dans la gestion des taxes sur le bétail. En fait depuis plusieurs jours le maire de douala deuxième a sorti un texte sur les nouvelles taxes que les vendeurs du bétail doivent payer. Il s’agit en fait de la taxe sur chaque bête vendue qui est de 500 francs CFA, 200 francs CFA par tête à l’arrivée encore appelé droit de camp, la taxe à l’abattage qui s’élève à 1000 francs CFA pour les porcs et 500 francs CFA pour les chèvres. A cela s’ajoutent les droits d’abattoirs qui s’élèvent mensuellement à 10000 francs CFA. Mais pour André Ndjapou, représentant des commerçants, ceux-ci payaient l’impôt libératoire chaque année en fonction de la négociation avec le percepteur. IL affirme que parfois ils versaient 300000 francs CFA par an, 30000 francs CFA par mois pour tous les vendeurs du grand hangar, et 5000 francs CFA par mois pour tous les autres vendeurs. Ainsi cet argent était versé au percepteur de la Communauté urbaine de Douala et non à la Commune d’arrondissement de Douala II.

Après donc la note de service qui fixe les taux de taxes applicables aux marchés des chèvres, sur les moutons les chèvres, les porcs la volaille la volaille sortie par la mairie de Douala deuxième, le 7 juillet 2009, une véritable incompréhension est intervenue entre les deux parties « en crise ». Les commerçants ne comptent pas se conformer aux nouvelles normes prescrites par l’autorité communales. Par ailleurs ces commerçants s’insurgent du fait que le foyer de nettoyage de poulet et porcs qui coûtait 500 francs Cfa chaque mois par un propriétaire, soit contraint de payer aujourd’hui 100.000 francs CFA. Le maire qui rejette en bloc ces malentendus, estime qu’il est temps de remettre de l’ordre dans le processus de recouvrement des taxes dans sa circonscription administrative. Le conflit qui divise aujourd’hui les commerçants de cet arrondissement et le maire de la commune, vient remettre au goût du jour les problèmes à la décentralisation. C’est d’ailleurs dans cette optique que le Ministère Camerounais de l’administration territoriale et de la Décentralisation a récemment organisé à Yaoundé un séminaire dont l’objectif principal était de définir les rôles des acteurs impliqués dans la gestion des collectivités décentralisées.

Image d’illustration
Journalducameroun.com)/n
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