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Cameroun: Le matériel de la fédération des sports nautiques bloqué au port de Douala depuis 4 ans

Le président de cette fédération, Paul Sosso Longo, dénonce la lenteur et les tracasseries administratives. Interview

Voilà 4 ans que vous tentez d’entrer en possession du don en matériel que la fédération internationale des sociétés des sports nautiques a offert à votre fédération. Où en êtes-vous exactement?
C’est triste, mais nous y arriverons. Les démarches que nous avions entreprises en ce moment peuvent nous permettre dans les jours à venir, de mieux voir les choses. Que ce soit Mme la directrice des douanes ou le ministre des finances, ils ne sont peut-être pas contre, peut-être que certaines choses se sont passées avant, mais je crois que de part et d’autre, il y a une volonté d’arriver à un consensus, à un compromis de manière à ce que cela puisse profiter véritablement au sport. Nous croyons que malgré le retard que cela pose, nous s’y arriverons. Nous avons dit clairement au chef secteur que nous n’avons pas de moyen.

Mais entre temps, les athlètes continuent à attendre le matériel pour leur préparation?
Tout à fait, ils peuvent continuer à garder leur mal en patience. Ils ont attendu 4 ans, ils peuvent attendre encore deux ou trois mois, nous y arriverons.

Que contient exactement le contenaire stationné au port de Douala depuis 4 ans?
Nous avons 9 canöes, 9 avirons également plus le matériel qui permet aux rameurs d’acquérir plus de force et de puissance dans les pectoraux. Les avirons sont envoyés par la fédération internationale des sociétés d’avirons, et les canöes par la fédération africaine de canöes kayak.

Depuis ces 4 dernières années que le matériel est bloqué au port, pourquoi décidez-vous maintenant de briser le silence pour vous s’insurger contre la lenteur administrative qui empêche la sortie du matériel du port?
Vous savez, dans la vie on avance. Il y a eu des manquements, et aujourd’hui plus que jamais, nous avons pris des contacts avec les responsables des douanes il y a de l’espoir mais peut-être par ce que nous ne savions pas comment nous prendre dès le départ. Nous allons activer tous les réseaux qui peuvent nous permettre d’y arriver. Vous savez je suis un président de section du rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, parti au pouvoir), je suis un haut cadre politique, je dois bénéficier des retombées ou des facilités. J’encadre la jeunesse. Je le fais déjà en politique, je le fais aussi en sport et il faut bien le faire. Il y a beaucoup de gens qui ne le feront pas, par ce que dans cet encadrement, nous sortons de notre argent. Il y’en a qui ne peuvent pas le faire par ce qu’ils ont des enfants et veulent les envoyer en Suisse, en France, etc. Bref, nous sommes sur la bonne voix, et avec les responsables de la douane, nous sommes entrain de nous entendre pour que nous prenions déjà les canöes. La direction du port nous a demandé de lui écrire, mais comme le contenaire est au nom de l’organisation du sport militaire, cela appartient maintenant au colonel Kalkaba Malboum (président du comité national olympique) qui nous a aidé pour les premiers contenaires. Il se bat beaucoup pour le rayonnement des sports, et maintenant qu’il est un peu calme, nous allons encore attaquer avec le problème d’aviron.

Paul Sosso Longo

Journalducameroun.com)/n

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