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Cameroun : le ministre Fame Ndongo tacle les « barbarismes » de l’opposant Maurice Kamto

Jacques Famer Ndongo, chargé à la communication Rdpc (c) Droits réservés

Il reproche au leader du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) de se fourvoyer sur sa sortie relative au massacre de Nguetchewe.

Le ministre d’Etat, ministre de l’Enseignement supérieur, Jacques Fame Ndongo a relevé quatre « barbarismes » sur la dernière sortie de Maurice Kamto, principal opposant au régime de Yaoundé.

En sa qualité de haut cadre du RDPC (le parti au pouvoir), le Pr Fame Ndongo écrit ce 05 aout sur Twitter « Le RDPC a lu le dernier «post» (compte Facebook) de M. Kamto sur le drame de Nguetchewe (Mayo Tsanaga). Notre Parti relève quatre barbarismes : 1-Barbarisme juridique 2-Barbarisme philosophique 3-Barbarisme sémantique 4-Barbarisme syntaxique ».

Pour cet homme politique et agrégé de lettres, Kamto « prétend parler au nom du peuple camerounais alors qu’il n’a aucun mandat électoral ». C’est ce que le ministre Fame Ndongo appelle un « barbarisme juridique ».

Maurice Kamto pêche également par « barbarisme philosophique » car il « transgresse le principe aristotélicien du tiers-exclu (A ne peut pas être égal à non A). Un régime légal et légitime ne peut pas être ‘illégitime’ », fait-il savoir.

Le troisième « barbarisme » de Maurice Kamto selon son contradicteur est « sémantique ». Fame Ndongo l’explique : « Un régime qui a substantiellement modernisé les paradigmes diplomatiques, politiques, administratifs, économique, sociaux et cultuels du Cameroun tout en préservant avec détermination l’unité de notre pays, l’intangibilité des frontières, la sécurité des personnel et des biens, ne peut pas être ‘incompétent ».

Le dernier tacle du Secrétaire à la communication du Rdpc est le « barbarisme syntaxique ». Il écrit : « A la ligne 30, M. Kamto écrit : ‘citoyens Camerounais’ au lieu de camerounais’ (cet adjectif qualificatif exige un ‘c’ minuscule, et non pas un ‘C’ majuscule car il ne s’agit pas d’un substantif ».

Et de conclure par cette pique : « que pense le MRC de ces quatre contradictions. Est-il toujours confiné dans son manuel de politique-fiction ? »

Le 4 aout dernier, à la suite du massacre de Nguetchewe (région de l’Extrême-nord du Cameroun), Maurice Kamto s’était fendu d’une déclaration. « Le Mouvement pour la Renaissance du Cameroun (MRC) exprime ses condoléances attristées aux familles durement, éprouvées et sa compassion aux blessés. Il condamne fermement ces actes de barbarie qui choquent la conscience et constituent des crimes graves tant au regard de nos lois que des instruments juridiques internationaux.», avait-il écrit avant de pointer le « régime illégitime et incompétent » de Paul Biya.


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