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Cameroun : le nouveau Dg de la Sonara s’attaque à la gestion d’Ibrahim Talba Malla

Ibrahim Talba Malla lors de la passation de pouvoir à Jean-Paul Simo Njonou (photo d'archives)

La première phase de modernisation de la raffinerie présentée comme achevée en 2018  ne l’était pas, selon un appel à manifestation d’intérêt lancé le 15 mai dernier par  l’actuel Directeur général de la Sonara Jean-Paul Simo Njonou.

La modernisation de la Société nationale de raffinerie (Sonara) – l’unique que compte le pays – a été engagée en 2010.  La première phase  devait permettre de renouveler les équipements et l’outil de production afin d’augmenter la capacité de raffinage de 2,1 à 3,5 millions de tonnes. La deuxième phase devait consister en l’installation d’un système d’hydrocraquage pour raffiner les pétroles bruts lourds produits au Cameroun.

La première phase de modernisation de la Sonara qui a mobilisé plus de 300 milliards de F CFA, a officiellement eu lieu fin novembre 2018, sous l’ère Ibrahim Talba Malla, l’ancien directeur général (2013 à 2019). Mais un appel à manifestation d’intérêt (AMI) pour l’audit de la Sonara lancé le 15 mai dernier par Jean-Paul Simo Njonou,  le nouveau Dg de la Sonara, le contredit. La première phase n’aurait pas été achevée.

En effet, dans  l’AMI de l’audit global de la première phase, Jean-Paul Simo Njonou précise qu’à l’arrêt des activités suite à l’incendie survenu « la capacité de traitement avant le sinistre du 31 mai 2019 était de 2 100 000 tonnes par an ».  Ce qui signifie que la capacité de raffinage de la Sonara n’a (jamais) atteint les 3,5 millions de tonnes.

L’appel à manifestation d’intérêt vise donc  à faire un  « audit global de la phase 1 du projet d’extension et de modernisation de la Société nationale de raffinage », afin d’«identifier les causes profondes des dysfonctionnements du projet; faire un bilan sur l’ensemble des aspects du projet: technique, financier et comptable, planning, organisation, qualité, construction, tests, démarrage, sécurité, etc. ».

Le résultat de l’audit pourrait s’avérer compromettant pour l’équipe managériale de l’ancien Dg Ibrahim Talba Malla promu ministre des Marchés publics en janvier 2019.


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