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Cameroun: Le paludisme, et pourtant elle tue…

Cette maladie reste la principale cause de mortalité infantile au Cameroun

Qui n’a pas souffert du palu au Cameroun. La maladie la plus courante en effet est bel et bien le paludisme au point de devenir un nom générique qu’on donne à la fièvre ou à une simple montée de température. De tous les temps, le paludisme a été un combat pour les organismes en charge de la santé, mais cette maladie reste la principale cause de mortalité infantile et aussi chez les femmes enceintes, catégories vulnérables. Notamment à cause des mauvais traitements. Quelques chiffres: Selon le Ministère de la Santé Publique, il représente 45 à 50% des consultations médicales, 23% des hospitalisations, 26% des arrêts maladie, 40% des décès chez les enfants de moins de 5 ans, 30 à 35% de décès, 35% de la mortalité dans les formations hospitalières et 40% du budget annuel de santé des ménages. Au Cameroun, l’environnement est favorable à la prolifération des anophèles femelles, vecteurs de la maladie: Eau claire, milieu bien ensoleillé et dépourvu de matière organique.

Le paludisme, problème de santé publique au Cameroun
Pour atteindre le point d’achèvement de l’initiative en faveur des Pays pauvres très endettés (PPTE) qui devrait s’accompagner de la réduction de sa dette, le Cameroun était obligé entre autres mesures, d’assurer que 5% des femmes enceintes utilisaient les moustiquaires imprégnées, au titre de la protection et prévention contre le paludisme. C’est dire que la lutte contre le paludisme était devenue un problème de santé publique reconnu par les bailleurs de fonds. En effet le paludisme constitue une des priorités de l’OMS au niveau mondial, régional et des pays où cette maladie est endémique. Au Cameroun, la Stratégie Sectorielle de Santé adoptée en octobre 2001 place le paludisme au premier rang des priorités nationales en matière de santé. L’OMS est de ce fait un partenaire privilégié du gouvernement en général et du Ministère de la Santé Publique en particulier, dans le but d’apporter un appui pluriel dans la réalisation des objectifs à atteindre en matière de lutte contre le paludisme au Cameroun. Cet appui est aussi manifesté par la nécessité de donner au grand public des informations sur les spécificités du paludisme au Cameroun, sur la lutte contre cette maladie que le gouvernement se propose de mener au cours des prochaines années, ainsi que sur l’appui de l’OMS Cameroun à la réalisation des objectifs fixés par le pays dans le cadre de cette lutte.

La prise en charge des cas de paludisme simple devient de plus en plus préoccupante suite à la résistance de plus en plus évidente du Plasmodium falciparum aux antipaludéens courants comme la chloroquine. C’est pourquoi ces dernières années, les actions de communication du public ont été axées sur des mesures simples telles que l’utilisation des moustiquaires imprégnées et des insecticides. Rappelons que cette maladie touche 600 millions de personnes dans le monde et qu’elle est la plus répandue des maladies parasitaires.

Le paludisme tue au Cameroun
Médecins sans frontières)/n


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