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Cameroun: Le Préfet exige les plaques cemac dans le Mfoundi

La phase répressive a commencé le 24 février 2009

Le communiqué signé le 18 février 2009 par joseph Beti Assomo préfet du Mfoundi dans la région du centre Cameroun, invite les automobilistes de sa zone de compétence à se conformer aux exigences communautaires notamment en ce qui concerne la campagne de vulgarisation des plaques Cemac (communauté monétaire d’Afrique centrale).Lancée depuis octobre 2003, cette opération avait pour but d’amener tous les pays membres de la Cemac, à adopter ces plaques d’immatriculation minéralogique. Depuis cette date, le Cameroun était l’un des rares pays de la sous région qui ne s’était pas encore conformé à cette exigence communautaire. Les automobilistes du pays de Paul Biya, motivés par l’impunité la passivité et le laxisme de certaines autorités n’ont jamais été obligés de se conformer aux exigences de la communauté.

Le préfet du département du Mfoundi a donc lancé une opération coup de point qui vise à terme à ramener l’ordre dans ce secteur. Surtout dans ce département dont fait partie la ville de Yaoundé la capitale politique du Cameroun. Les automobilistes avaient donc jusqu’au 24 février 2009, pour se conformer à cette exigence. Les forces de l’ordre et les autorités administratives du département du Mfoundi sont mises à contribution pour la stricte application de cette mesure. Le préfet rappelle à cet que les automobilistes qui ne se conformeront pas à cette norme, verront leurs véhicules mis en fourrière et seront frappés d’autres amendes.

Selon les spécialistes, les plaques minéralogiques Cemac ont plusieurs avantages notamment, la sécurité des véhicules. Elles assurent aussi aux véhicules une bonne visibilité lors des conduites nocturnes et peuvent à cet effet limiter le nombre des accidents de nuit. Les plaques Cemac sont aussi bénéfiques car elles assurent la sécurité des véhicules en cas de vol ou de trafic transfrontalier .Selon le ministère des transports du Cameroun, ces plaques disposent d’un hologramme, d’un logo de la Cemac et du sigle international de la république du Cameroun (cmr).En outre, elles s’accompagnent d’une vignette qu’il faudrait coller au niveau du pare brise du véhicule. Sur les 1421 paires en souffrance auprès des deux concessionnaires agréés à la date de lancement de l’opération, 710 paires de plaques CEMAC on été retirées. En outre depuis le 24 février 2009, 4501 paires de plaques CEMAC ont été payées par les automobilistes du Mfoundi. Près de 1400 paires ont déjà été pressées et sont disponibles auprès des concessionnaires.

D’autres sont encore en cours de fabrication à Douala où sont installées les unités de production. Au total ,2110 automobilistes sont déjà en règle, plus de 3809 autres attendent encore leurs plaques. Joseph Beti Assomo affirme aussi que 11 fabricants de fausses plaques ont été interpellés et leur matériel saisi. La décision du préfet du Mfoundi intervient quelques mois après celle du ministre des transports Gounouko Haounaye qui interdisait déjà la circulation sur le territoire camerounais des véhicules avec volant à droite, non conforme au mode de circulation en vigueur au Cameroun, à savoir la conduite avec volant à gauche .Des mesures courageuses prises dans un pays où le laxisme, l’inertie et l’impunité ont encore pignon sur rue et dament le pion à la légalité.


journalducameroun.com)/n
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