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Cameroun: «Le probatoire doit être supprimé»

Jean Jacques Ekindi, président du Mouvement Progressiste et candidat à la Présidentielle 2011 présentait son projet d’éducation à Douala

C’est sous une tente aux couleurs nationales: vert – rouge – jaune, que Jean Jacques Ekindi a reçu la cinquantaine de personnes qui a répondu présente à la cérémonie de présentation du programme pour l’éducation des camerounais du 21ème siècle. Pour le président du Mouvement Progressiste et député à l’Assemblée Nationale, le système éducatif camerounais ne favorise pas une meilleure formation, et il est temps qu’il soit reformé. Il estime que les enseignants, de la maternelle jusqu’à l’université, doivent être recrutés, formés, payés et respectés pour être parmi les meilleurs de l’élite sociale. Les Etats Généraux de l’éducation tenus en 1995 ont posé d’intéressantes bases, leurs conclusions doivent êtres améliorées et appliquées, selon le député. «Le système éducatif doit participer à la formation de la personnalité et à l’acquisition des meilleures connaissances possibles pour tous et, non pas se restreindre à ne former que les enfants les plus doués ou les mieux suivis en rejetant les autres», poursuit le candidat à l’élection présidentielle 2011.

Rendre l’éducation plus compétitive
Le système éducatif doit conduire chaque classe d’âge à maturation et éviter autant que possible les redoublements de classes, qui à terme, doivent être supprimés grâce à des mesures appropriées. De même, le but du diplôme étant de valider sur le plan national et international les connaissances acquises par un apprenant, les taux de réussite élevés qui seront visés traduiront la performance de l’éducation que les enfants auront reçue et non des manipulations à caractère politique. Ainsi, à terme, le politicien pense que les taux de réussite au baccalauréat, au GCE Advanced level, au GCE Ordinary level, au CEPE, devront dépasser le taux de 75%. Les conditions de passage des diplômes doivent également être réaménagées, pour atteindre cet objectif. Ainsi, «il y aura chaque année, trois sessions de baccalauréat et de GCE A, deux sessions du brevet et du GCE O et deux sessions du CEPE», suggère Jean Jacques Ekindi. Il préconise en outre que les examens inutiles comme le probatoire soient supprimés et qu’un effort particulier soit fait dans les zones sous scolarisées, dans l’optique d’atteindre partout sur le territoire national un taux de scolarisation supérieur à 95%. Autant de propositions qu’il compte mettre sur pied pour rendre le système éducatif plus compétitif, s’il venait à remporter la présidentielle 2011.

Jean Jacques Ekindi
jeanjacques2.ekindi.com)/n


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