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Cameroun : le projet « Sawa beach » annoncé il y a près de 20 ans refait surface

Roger Mbassa Ndine et Cyrus Ngo’o

Roger Mbassa Ndine, Maire de Douala et Cyrus Ngo’o ont signé ce 4 mai 2022, trois conventions marquant le lancement de la phase l de ce projet qui est en attente depuis 2003.

Le PAD et la Communauté urbaine de Douala relancent le projet « Sawa Beach ». Les deux institutions ont signé trois accords en vue du lancement effectif de ce vaste projet sorti de ses fonts baptismaux en 2003.

Roger Mbassa Ndine et Cyrus Ngo’o ont successivement paraphé l’accord-cadre de coopération Ville/Port pour la réalisation du projet «Sawa Beach»,  la décision portant création du Comité inter-administration chargé de définir le cadre institutionnel du projet, et l’accord portant création d’un Comité paritaire CUD/PAD.

«Il s’agit d’un projet particulier qui revêt des caractéristiques particulières par l’implication des pouvoirs publics, des communautés, et des partenaires privés. Il se particularise également par la prise en compte des valeurs culturelles et traditionnelles locales, ainsi que les considérations environnementales », a expliqué le Maire de Douala.

Pour mener à terme le projet «Sawa Beach», d’un montant prévisionnel de 550 milliards de FCFA, le Maire de Douala appelle à la mise sur pied «d’une coalition solide et gagnante» entre les collectivités coutumières, les banques, les assurances, les marchés financiers, les opérateurs de télécommunications, d’énergies, d’eau, entreprises de BTP, architectes, ingénieurs, la diaspora etc…

La triple signature entre la CUD et le PAD avait pour objectifs, d’identifier l’ensemble des préalables à lever avant l’effectivité du projet, proposer un dispositif institutionnel approprié, élaborer une architecture juridique et financière sur le rôle de chaque acteurs, proposer des textes réglementaires et un calendrier de mise en œuvre du projet.

Pour mémoire, ce projet a été initié en 2002 par le colonel à la retraite Edouard Etondè Ekoto. L’ancien délégué du gouvernement auprès de la Communauté urbaine de Douala (CUD) rêvait faire de la capitale économique une cité moderne en faisant surgir d’une mangrove insalubre une cité aux allures de Venise tropicale.

Le projet  est constitué d’un centre d’affaires (hôtels, palais des congrès, centre culturel, etc.), d’une zone administrative, d’un port de plaisance, d’une base nautique, d’espaces verts et de jardins publics, d’un parc d’attraction, d’espaces commerciaux et résidentiels, de logements sociaux au nombre de 10 000, etc. Le tout construit sur 1000 hectares entre le port et l’aéroport.

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