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Cameroun : le réveil tardif du ministre Abena Ondoa face aux atrocités subies par des familles en zones de conflit

Pr Marie Thérèse Abena Ondoa, Minproff

Après six ans de guerre contre Boko Haram, quatre années de crise anglophone, le ministre de la Promotion de la femme et de la famille se rend (enfin) compte que les populations des zones en conflit ont  besoin d’accompagnement psychologique.

Le ministre a annoncé le 1er septembre 2020 sur les antennes de la CRTV, le média public,  un accompagnement psychosocial pour les familles des victimes des assassinats dans les zones en conflit. Pourtant depuis le début des atrocités dans les régions de l’Extrême-nord en 2014, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en 2016,  une certaine opinion avait exprimé cette nécessité.

Le Ministère de la Promotion de la Femme et la Famille  (Minproff) est restée muet face à cela. Tout comme, l’on l’a rarement entendu sur le péril des familles dans les zones en conflit.  Ce n’est donc  que le 1er septembre dernier que le ministre Marie Thérèse Abena Ondoa,  a organisé à Yaoundé une action de dénonciation publique des atrocités commises sur les femmes par les bandes armées.

 «Je suis interpellée à la fois comme femme, mère et membre du gouvernement. Comme femme et mère, il s’agit de meurtres et comme tel, qu’on soit homme ou femme, ce sont des actes barbares à condamner avec la dernière énergie. La vie d’un être humain est sacrée et rien ne justifie qu’on la supprime. Comme membre du gouvernement, je voudrais rappeler que la mission principale du Minproff, c’est d’assurer la promotion, la protection de la famille, les droits de la femme. Ces atrocités sont aux antipodes de nos missions», a reconnu le Pr Abena Ondoa, sur les ondes de la CRTV Radio.

L’accompagnement psychosocial qu’annonce le Minproff aurait certainement, si elle avait été mise en place au début des conflits armés,   aidé de nombreuses familles qui ont subi les affres de la guerre depuis 2014. Et plus récemment encore celles de Florence AyaforComfort Tumasssang et Treasure Mbah par exemple. Trois femmes sauvagement assassinées ces derniers mois.


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