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Cameroun: L’enquête sur le cambriolage de l’avion militaire français avance

Les trois principaux suspects de l’affaire auraient reconnu et relaté les faits, l’opinion publique reste très divisée dans cette affaire

L’enquête s’est poursuivie
Cette fois le ministre Issa Tchiroma de la communication n’a pas encore pris la parole pour un point définitif sur cette affaire. La reconstitution des faits a été publiée dans l’édition du vendredi 08 janvier, du quotidien national Le Jour. L’identité du principal suspect est désormais rendu publique. Il s’agirait d’un certain Emane, âgé de 17 ans. Avec lui, deux complices fortement présumés. Fongang, un gendarme major en service à la brigade piste de l’aéroport international de Nsimalen à Yaoundé aujourd’hui relevé de ses fonctions et Mbomo, le chef chargeur des Aéroports du Cameroun (ADC). Le petit Emane premièrement arrêté, aurait cité les deux autres. « Le suspect a été interpellé « en possession de certains des effets déclarés volés par l’équipage » de l’avion-cargo de l’armée française, cambriolé dans la nuit du 12 au 13 décembre », avait déclaré à la presse, Issa Tchiroma Bakary.

Le premier suspect aurait eu des complices
Dans la reconstitution des faits on apprend que l’idée de départ était de permettre au petit Emane, de s’immigrer clandestinement. Il aurait approché pour cela Mbomo qui aurait accepté de lui apporter son aide. Le jeune devait se cacher dans l’avion, mais aurait changé d’avis et décidé de ne plus voyager, pour profiter des sommes d’argent tirées du vol à bord de l’avion français. Il aurait pris deux ordinateurs, des coupures d’argent en devises étrangères d’un montant de près de trois millions de FCFA, et deux bouteille de vin de table. Dans la répartition, l’agent des ADC aurait reçu près de 700 000 FCFA et le gendarme en faction deux bouteilles de vin. La piste Emane se serait déclenchée, lorsqu’il a voulu vendre les ordinateurs à la célèbre Avenue Kennedy de Yaoundé. D’après une source à la Gendarmerie, c’est ce technicien qui aurait alerté les forces de l’ordre, après avoir constaté que cet ordinateur contenait des informations « secrètes ».

De nombreuses zones d’ombre dans cette première version
Cette version rapportée par plusieurs média n’a pas encore été confirmée par des sources officielles. Les premières interventions du ministre Tchiroma sur cette affaire ont fortement divisé l’opinion publique dans la capitale camerounaise. La principale question étant de savoir comment un mineur âgé de 17 ans seulement, aurait eu le courage d’entrer dans un avion de la taille du Transvaal. La reconstitution des faits rapportée par certains médias apporte un type de réponse à cette question. Mais de l’avis des observateurs avisés, de nombreuses zones d’ombre entourent l’affaire. Comment le technicien de l’avenue Kennedy a fait pour accéder aux données secrètes de l’un des ordinateurs. Il est déjà difficile de franchir la sécurité sur un ordinateur simple de civil. Autre interrogation, comment le jeune Emane a-t-il réussi à convaincre des adultes, à faire un partage qui lui donnait la plus grosse part. Les auditions devant la justice devraient permettre d’en savoir un peu plus.

De nombreux rapports d’enquête attendus sur d’autres scandales
La rapidité avec laquelle l’enquête a avancé dans cette affaire soulève aussi d’autres types d’interrogation. Plusieurs scandales sont survenus l’an dernier au Cameroun, suscitant l’émoi chez les populations. Parmi les plus graves, le double accident de train qui avait fait plusieurs morts, et les troubles dans la diffusion du match opposant le Cameroun au Maroc, dans la dernière journée des éliminatoire CAN/Coupe du Monde. Les premiers rapports d’enquête promis par le porte-parole du gouvernement restent toujours attendus. Bien que ces trois suspects soient impliqués dans cette affaire, si les faits restaient ceux connus aujourd’hui, le jeune Emane pourrait profiter de sa circonstance atténuante de mineur, et voir sa peine réduite. Mbomo et Fongang pourrait être poursuivis pour tentative de fraude à l’immigration, complicité de vol, recel et exploitation de mineur.


lepost.fr)/n


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