Culture › Musique

Cameroun: Les activités du ministère de la culture pour le cinquantenaire

Au programme, concerts de musique, spectacles de danses et projection de films à partir du 11 mai

Le mois de mai avait déjà été annoncé par le chef de l’État comme devant marquer le point focal des manifestations du cinquantenaire de notre pays. Peu à peu, le programme se dessine, notamment pour ce qui est de la commission des spectacles et manifestations culturelles présidée par le ministre de la Culture Ama Tutu Muna. Les activités de ladite commission s’étalent sur une semaine entière, du 11 au 18 mai prochain. Avec un budget évalué à un milliard deux cent quarante trois millions quatre cent soixante quinze mille (1.243.475.000) Fcfa, le ministre de la Culture devra couvrir sept grandes articulations. Un concert de musique dit « inter-religieuses » d’une heure et trente minutes auquel la commission prévoit un cachet de 24 millions de Fcfa. Le jeudi 13 mai est prévu un spectacle de danses traditionnelles qui va coûter 74 millions de Fcfa et dans l’après midi du dimanche 16 mai le public suivra la projection de quelques films sur le Cameroun. Une séance cinématographique qui coûtera à la commission la rondelette de 41 millions de Fcfa.

L’un des plus gros temps fort de cette programmation, au regard de son budget de près de 100 millions de FCFA, sera le concert géant prévu le samedi 15 mai au Palais des sports de Warda et qui réunira une belle brochette de musiciens camerounais venus de tous bords. Parmi les artistes annoncés, l’on cite entre autres Georges Seba, Manu Dibango, Coco Mbassi, Jacques Greg Belobo, Queen Eteme, Elvis Kemayo, Jay Lou Ava, Justin Bowen ou encore Ndedi Eyango. En quelque sorte le cinquantenaire en musique.

Critiques
Même si certains trouvent ce budget de la commission spectacles et manifestations culturelles à la hauteur des activités prévues, surtout au regard de tous ces artistes à qui il faudra payer des cachets, billets d’avion etc, d’autres estiment par contre, qu’il serait plus judicieux qu’avec ces grosses sommes, le gouvernement pose des actions pérennes. Le Cameroun qui fête ses cinquante ans d’indépendance sans aucune salle de cinéma ni de salle de spectacles digne de ce nom soit érigée. Cela passe plutôt mal aux oreilles de la plus part des acteurs culturels qui s’interrogent sur l’avenir de notre culture. D’aucuns en viennent à citer le Sénégal voisin qui a récemment inauguré ce qu’il a appelé le monument de la renaissance africaine. Des actes comme ceux là marquent à jamais. Il faut bien que l’on s’amuse, danse, mais que l’on pense à laisser quelque chose de concret à la postérité affirme un opérateur culturel à Douala.

A noter qu’après cette semaine «culturelle», le Cameroun accueillera près de 400 responsables internationaux dans le cadre d’un sommet baptisé «Africa 21» et dont l’objectif est selon les organisateurs, de discuter sur les défis et les opportunités de l’Afrique. Le 15 mai, au Palais des sports de Warda, le ministre des Sports présidera la cérémonie de remise des trophées aux lauréats des différentes compétitions sportives qui se sont déroulées depuis le début de cette année, ce avant le grand défilé du 20 mai.

Les ministres Ama Muna et Fame Ndongo au festival Abok I Ngoma
Journalducameroun.com)/n


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