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Cameroun: Les écrans noirs sont annoncés.

Ce festival de cinéma aura lieu du 30 mai au 06 juin 2009 à Yaoundé

YaoundĂ© la capitale Camerounaise va Ă  nouveau vibrer au rythme du festival Ă©crans noirs qui cĂ©lèbre le cinĂ©ma camerounais et africain. Une grande partie des activitĂ©s de ce festival se dĂ©roulera au boulevard du 20 mai Ă  YaoundĂ© contrairement Ă  la dernière Ă©dition qui s’Ă©tait tenue au musĂ©e national, ancien (palais prĂ©sidentiel). Mais outre le boulevard du 20 mai, les autres activitĂ©s et les projections se dĂ©rouleront dans d’autres sites prĂ©vus pour la circonstance, notamment en plein air, dans les salles et universitĂ©s et dans les villes de Bamenda et Douala, afin d’attirer un grand nombre de cinĂ©philes. La 13ème Ă©dition du festival Ă©crans noirs aura pour thème cinĂ©ma et Ă©conomie, selon Patricia Mbede la Directrice du festival Ă©crans noirs, et le promoteur Bassek ba Khobio.

La confĂ©rence de presse organisĂ©e Ă  YaoundĂ© par les responsables de cette initiative, avait ainsi pour but d’informer le public via la presse du dĂ©roulement de cette fĂŞte cinĂ©matographique continentale. Selon les organisateurs de ce festival le thème choisi pour cette Ă©dition, devra inspirer un colloque qui regroupera près d’une trentaine de professionnels et de personnes concernĂ©es par le sujet. YaoundĂ© va donc Ă  nouveau vibrer, au rythme du septième art, dans un contexte marquĂ© par la fermeture des diffĂ©rentes salles de cinĂ©ma Ă  Douala et Ă  YaoundĂ©. Comme lors de la prĂ©cĂ©dente Ă©dition, l’Ă©dition 2009 des Ă©crans noirs sera Ă©galement marquĂ©e par des compĂ©tions avec notamment, cinq sections dans lesquelles les acteurs du monde cinĂ©matographique devront rivaliser d’adresse. En effet l’on aura en compĂ©tition des longs mĂ©trages des courts mĂ©trages, les premiers tĂ©lĂ©films les documentaires et scĂ©narios.

Au cour de cette grande semaine cinĂ©matographique, d’autres Ă©vènements seront Ă  l’honneur.il s’agit du marchĂ© du film d’Afrique centrale, deux rĂ©trospectives en hommage Ă  Idrissa OuĂ©draogo et Youssef Chaline. A cela s’ajoute la traditionnelle cĂ©rĂ©monie de montĂ©e des marches qui se dĂ©roule gĂ©nĂ©ralement Ă  l’ouverture et la clĂ´ture de l’Ă©vènement, au palais des congrès de YaoundĂ©. Le cinĂ©ma africain et singulièrement camerounais, connait d’Ă©normes difficultĂ©s .Outre celles liĂ©es Ă  la formation et Ă  l’encadrement des acteurs et autres comĂ©diens, il se pose aussi avec emphase, les problèmes de financement des productions locales, leur promotion au Cameroun et Ă  travers le continent, mais aussi une vĂ©ritable baisse de rĂ©gime au niveau de la politique culturelle du Cameroun en matière de CinĂ©ma.

De jeunes rĂ©alisateurs sont abandonnĂ©s Ă  eux-mĂŞmes, certains scĂ©nari, restent bloquĂ©s dans les tiroirs faute de financement. En plus, les camerounais perdent au fil du temps la notion de cinĂ©ma au regard de la pauvretĂ© managĂ©riale notamment en matière de marketing et de communication. Des initiatives isolĂ©es sont toute fois observĂ©es. C’est le cas de la jeune rĂ©alisatrice JosĂ©phine Ndagnou dont le long mĂ©trage Paris Ă  tout prix fait actuellement la fiertĂ© du Cameroun sur la place hexagonale. C’est Ă©galement le cas du film Dans l’ombre d’une autre de la jeune rĂ©alisatrice Francine Kemegni, prĂ©sent au dernier Festival Panafricain de CinĂ©ma de Ouagadougou(FESPACO) et actuellement dans les salles Ă  MontrĂ©al au Canada. Ce sont des initiatives que le gouvernement Camerounais Ă  travers le ministère de la culture devrait soutenir pour viabiliser et valoriser le septième art Camerounais. Le festival Ă©crans noirs offre ainsi aux diffĂ©rents interlocuteurs du secteur, un cadre propice pour panser les blessures dĂ©jĂ  trop profondes du cinĂ©ma Camerounais.


journalducameroun.com)/n
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