Société › Education

Cameroun : les enseignants fuient les zones de conflits

Un enseignant en pleine démonstration (c)

 

Selon un communiqué du ministre des Enseignements secondaires, pour diverses raisons, 600 enseignants ont abandonné la craie sur l’ensemble du territoire national. La région du Nord-Ouest se taille la part du lion avec 264 déserteurs.

 

Le problème d’abandonner son poste de travail est devenu récurrent dans l’administration publique camerounaise. Au total, ce sont 600 enseignants qui sont priés de se présenter au ministère des Enseignements secondaires, direction des ressources humaines, porte 507 bis (bureau des bons de caisse), dans un délai de sept jours, mini de toutes les pièces justificatives de leur position administrative actuelle, faute de quoi des mesures disciplinaires seront  prises à leur encontre.

 

Le communiqué de la ministre des Enseignements secondaires Naloga Lyonga signé le 30 juin 2021 fait une répartition par région des enseignants absents à leur poste de travail. La région du  Nord-Ouest est la plus représentée avec 264 absentéistes, suivie dans l’ordre décroissant par le Centre- 107 ; le Sud-Ouest-58, le Littoral-43 ; l’Adamaoua-35 ; l’Ouest -29 ; l’Extrême Nord -21 ; le Sud -20, le Nord -16 et l’Est -7. 

 

D’après le statut général de la fonction publique, les sanctions peuvent aller de la suspension de solde à la traduction au conseil de discipline pouvant conduire à la radiation. Un des enseignants déserteurs, joint au téléphone, dit avoir quitté son poste par crainte pour sa vie. Sous couvert de l’anonymat, il indique que : « je suis parti du Sud-Ouest, en novembre 2020, après que des groupes armées ont enlevé 11 professeurs. De manière récurrente, les établissements scolaires sont la cible d’attaques des séparatistes couronnées par des enlèvements et des assassinats aussi bien des élèves que des enseignants ».

 

Il ajoute qu’il veut bien y retourner prendre la craie mais pose néanmoins quelques préalables : « La première condition est le retour de la sécurité dans les régions anglophones, notamment à Kumbo, où je vivais ». Autres conditions posées : « le paiement préalable des primes d’installation et de transport qui étaient autrefois payées aux enseignants débutants».

 


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