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Cameroun: Les étudiants de l’université de Douala reprennent le chemin du campus

La rentrée est effective depuis lundi au sein de l’institution

Le succès de l’année se construit dès le premier jour. Cette phrase est du Pr. Bruno Bekolo EBE, recteur de l’université de Douala, qui effectuait la ronde des amphithéâtres pour s’assurer de l’effectivité de la rentrée dans son institution. Les journées d’orientation académique et professionnelle qui se sont achevées vendredi dernier avaient déjà données le ton, et depuis ce lundi 12 octobre le campus affiche une allure de cour de recréation. Mais l’on n’en n’est plus à cette époque là. Ici on est libre de ses tenues, de ses coiffures et de ses mouvements, l’occasion pour le recteur de préciser que l’université est certes un univers de liberté, mais de liberté responsable.

Dans les amphithéâtres, notamment celui que l’on appelle ici le gymnase, ils sont près de 500 étudiants, en majorité des bleus, l’autre façon de parler des nouveaux, à prendre part à leur premier cour magistral. Enthousiastes et éblouis pour certains, très attentifs pour d’autres, c’est en tout cas une ambiance à laquelle on n’est pas encore habitué affirme Richard K, étudiant en première année à la faculté des sciences juridiques et politiques, filière droit. Il poursuiton m’avait toujours parlé de l’université comme un lieu où l’on peut faire ce qu’on veux, venir au cours quand on veut et à son heure, aujourd’hui je suis content d’être ici. Mais on m’a dit aussi que seuls les sages réussissent. Voila qui est bien dit. Nul doute alors que ces quelques voix qui s’élèvent dans la foule pour lancer des phrases d’intrigues à l’endroit de l’enseignant ou au passage d’un étudiant, n’ont pas été sages l’année dernière. Hors des salles de cours, c’est d’une part la ruée devant les guichets pour s’acquitter des droits de pré – inscriptions pour les retardataires, et d’autre part des foules immenses devant les directions des différentes facultés pour relever le programme des cours. Et s’il y en a qui sont déjà en plein dans leurs cours, d’autres étudiants de deuxième année et plus sont encore dans l’attente de leur notes finales déterminantes pour leur entrée ou pas en classe suivante.

Rentrée entachée de quelques problèmes
Il y a tout d’abord l’infini problème d’insuffisante d’infrastructures. Des efforts sont certes faits, mais il reste encore beaucoup à faire, notamment pour le cas de l’université de Douala qui est parfois obligé de loger ses étudiants, soit dans les salles de l’ESSEC, soit même dans des établissements secondaires et primaires de la place. Pour faire face à cette situation, le recteur se veut rassurant, et annonce pour cette année la construction d’un nouvel amphi d’une capacité de 1400 places et d’un nouveau bloc pédagogique de 2400 places. A noter aussi pour cette année l’ouverture de deux nouvelles écoles, l’Institut des sciences halieutiques (ISH) de Yabassi et l’Institut des Beaux arts (IBA) à Nkonsamba, pour que les populations comprennent, selon les termes du recteur que l’université de Douala n’est pas pour la seule ville de Douala, mais pour toute la région du littoral.

L’autre problème, pas des moindres et qu’il importe de régler le plus tôt possible c’est la condition des enseignants. Ceux-ci entendent bien, si leurs revendications ne sont pas prises en compte, mettre en pratique leur préavis de grève dès le 10 novembre prochain. Ils réclament des meilleures conditions de travail, qui passent par une valorisation des salaires et des primes pour la recherche.

Entrée de l’Essec, université de Douala

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