Société › Société

Cameroun: Les femmes face à leurs destins

Elles ont été invitées à se prendre en charge, au cours d’un atelier de formation initié par la Foscam

Ouvert le 27 mai 2009, l’atelier national sur la place de la femme camerounaise dans les stratégies de réduction de la pauvreté et de la bonne gouvernance s’est achevé le 28 mai 2009. Après trois jours de travaux, les participantes à l’atelier organisé par la fédération de la société civile camerounaise (Foscam) se sont séparées sur des recommandations fortes. Dans un premier temps, les femmes camerounaises représentées par les leaders d’associations ont prises la résolution d’être plus que par le passé, en avant-garde de leurs préoccupations.

Pour y parvenir, elles se sont engagées à restituer à toutes leurs s urs du triangle national n’ayant pas fait le déplacement de la capitale politique du Cameroun, l’essentiel des réflexions et des résolutions issues de l’atelier de Yaoundé. Elles se proposent de lancer dans les prochaines semaines, sous la supervision de la Foscam l’étude sur la contribution des femmes au cadre légal. Les résultats de cette étude devraient d’ailleurs être disponibles dans un délai de six à huit mois, si l’on s’en tient aux propos du Professeur Maurice Tadadjeu, président de la Foscam. Les résultats de cette étude seront soumis à une analyse rigoureuse. Nous espérons que cette étude aboutisse à un avant projet de loi complémentaire à toutes les dispositions légales qui existent, afin d’améliorer la condition de la femme camerounaise, a-t-il annoncé à la presse.

Au cours des travaux de Yaoundé, les participantes ont fustigé la marginalisation de la femme dans les sociétés africaines, alors que cette dernière joue un rôle central dans le développement des communautés. La femme a-t-on appris est le pilier principal de l’économie camerounaise. Principale force de travail dans le secteur de la production rurale, la femme est la cheville ouvrière de la production des ressources vivrières. Au plan social, les femmes sont celles-là qui s’occupent des enfants, du mari, de l’éducation, de la santé et même des évènements majeurs pour la société. Au plan politique, elles jouent un rôle déterminant notamment dans la mobilisation de la masse.

Malgré tout ces efforts, elles affirment ne pas avoir la place qu’elles méritent dans la société, du fait d’une hégémonie masculine entretenue par une tradition rétrograde. Ce point de vue reste d’ailleurs contrasté dans la mesure où, une partie de la société civile pense que les femmes sont à l’origine de leurs malheurs. Attentistes, passives, et très souvent victimes consentantes, elles ne font rien pour améliorer leur condition, oubliant la maxime aide toi et le ciel t’aidera.

Image d’illustration

Journalducameroun.com)/n

À LA UNE
Retour en haut