Société › Education

Cameroun : les instituteurs entrent en grève le 15 février

Les instituteurs annoncent une grève pour le 15 février 2022
Les instituteurs et maîtres des parents citent plusieurs revendications au Cameroun

Le Syndicat national des instituteurs et maîtres des parents proteste contre les mauvaises conditions de travail et de prise en charge des enseignants. Il annonce un arrêt des cours dans les écoles à partir du mardi 15 février 2022.  

Les instituteurs et maîtres des parents sont en colère au Cameroun. Ils entendent le manifester de manière solennelle dès le 15 février 2022, quatre jours après la célébration de la 56è fête de la jeunesse. A compter de ce mardi-là, les professionnels intervenant au niveau de l’éducation de base déposent la craie pour faire entendre leur voix. L’information apparaît dans un préavis de grève que ledit Syndicat a servi au ministre de l’Education de base Laurent Serges Etoundi Ngoa.

Dans ce document, les enseignants menacent d’observer un arrêt des cours pour porter haut leurs revendications. Ces dernières portent en premier lieu sur des irrégularités dans  le processus d’avancement. « Nous revendiquons d’abord le paiement de nos avancements ; les avancements depuis deux ans ne passent plus et les gens accumulent déjà aujourd’hui deux, trois, quatre ou cinq ans d’avancements non payés. On ne sait pas comment le principe des avancements automatiques est véritablement implémenté sur le terrain, on ne le ressent pas », regrette Charles Koung, président du syndicat.

Ensuite, ces revendications sont relatives au retard dans le traitement, aux primes, sujétions et vacations impayées. « Les vagues d’instituteurs sont recrutées également et passent deux trois quatre ou cinq ans sans salaire ni rappel ; nous avons également des primes de sujétions qui ne sont pas payées ; des allocations familiales ne passent pas ; des arriérés de vacation au CEP qui ne sont pas toujours payées », martèle le syndicaliste.

Ainsi, dès mardi de la semaine prochaine, les enseignements pourraient être paralysés au niveau du primaire. A moins qu’un dialogue social n’aboutisse à un terrain d’entente, tout est parti pour vivre des jours de congés au cours de ce trimestre considéré comme le plus déterminant.


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