Culture › Musique

Cameroun: Les jeunes de Couleurs urbaines font le bilan!

Interview d’Inès TCHOMAGO, responsable Communication et marketing du festival

Quel bilan faites vous de cette 3e édition de couleurs urbaines achevée le weekend dernier?
Nous sommes contents d’avoir respecté l’engagement annuel d’offrir au public du Cameroun, le festival Couleurs Urbaines pour la 3ème année consécutive, concept novateur en direction de la jeunesse locale, pétrie de talent et avide de cadre d’expression et de divertissement. Cependant, il est évident que cette édition n’a pas connu le franc succès de la deuxième édition. Le public n’était pas à la hauteur de nos attentes, tous les artistes que nous voulions offrir au public n’ont pas pu être là à 100% et certaines activités annoncées ont été annulées. Mais nous avons quand même réussi à respecter nos engagements à environ 70%.

Quels sont les différents problèmes que vous avez eu cette année?
Cette édition a été difficile à organiser dans la mesure où l’accompagnement que nous attendions pour maintenir le cap voire le rehausser n’a pas été obtenu. La communication est le volet qui a pris le plus de coup. Elle a été faite à Zéro franc. L’année passée nous avions commencé la communication mass média un mois avant le début du festival, mais cette année, nous n’avons même pas fait de véritable communication mass média excepté quelques médias qui nous ont ouvert leurs portes et à qui nous disons grandement merci. Le phénomène de crise financière mondiale s’avère comme le principal frein à la réussite de ce festival.

Quelles sont vos regrets par rapport à cette édition ?
Qu’elle n’ait pas drainé autant de monde comme l’édition précédente et que les investisseurs laissent mourir la culture au Cameroun.

Que répondez-vous à ceux qui disent que ça a été un ratage ?
Qu’on a fait de notre mieux au vu des moyens dont nous disposions. Nous n’avons pas voulu annuler le festival et nous nous sommes battus pour qu’il se tienne avec l’essentiel. Ce qui a été fait et j’avoue que les jeunes qui ont fait le déplacement se sont bien amusés. Car il ne faut pas non plus oublier qu’au Cameroun, il y a très peu de cadre de distraction pour la jeunesse. De plus, un festival comme celui-ci est un endroit de rencontres et d’échanges.

Bien des artistes annoncés manquaient à l’appel. Pourquoi ?
La plupart pour des raisons de programmation du festival. Il s’est tenu pratiquement à la même période que le Gabao le festival du Gabon et certains artistes y étaient également programmés. D’aucuns, à cause des restrictions budgétaires ont été annulés.

Qu’est ce qui n’a pas marché ?
La communication faute de moyens financiers. Elle s’est donc vue limitée au téléphone arabe, et au marketing viral à travers l’exploitation des sites web que sont facebook, hi5… Les mailing et les newsletters. La Communication mass média et le hors média n’ont pu être déployés comme le prévoyait la stratégie de communication. Par ailleurs, l’implication des partenaires financiers et institutionnelles nécessaires pour l’organisation et la réussite d’un tel évènement n’a pas été observée cette année. La raison fondamentale avancée étant la crise financière mondiale.

Inès TCHOMAGO
Journalducameroun.com)/n
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