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Cameroun: les journaux traitent du 31e anniversaire du RDPC ce 24 mars 16

Tandis que le quotidien national propose le contexte social dans lequel cette célébration a lieu, d’autres journaux comme The guardian se sont consacré à faire un bilan des 31ans du parti

Les sujets de politique intérieure, mais aussi quelques incursions dans la sphère socio-économique s’affichaient en couverture des journaux camerounais parus jeudi, dernier jour ouvrable de la semaine avant le week-end pascal.

Sous le titre : « RDPC an XXXI : les défis vus de la base », le quotidien à capitaux publics Cameroon Tribune a entrepris de faire l’inventaire des 31 ans du Rassemblement démocratique du peuple camerounais (RDPC, au pouvoir).

En effet, analyse cette publication, née le 24 mars 1985 à Bamenda (Nord-Ouest), cette formation souffle sur une nouvelle bougie dans un contexte marqué par la lutte contre la secte islamiste Boko Haram et, surtout, au moment où de nouveaux et nombreux appels de ses dignitaires se font entendre, invitant leur leader et non moins chef de l’Etat, Paul Biya, à se porter à nouveau candidat à la magistrature suprême.

Au-delà des questions sécuritaires et politiques, constatent des militants de base interrogés, le parti aux affaires doit également faire face au défi du développement et de l’unité nationale.

C’est un bilan quasi-nul, tranche The Guardian Post qui voit partout des pénuries d’eau et d’électricité, un processus démocratique en berne et une unité nationale utopique.

« Cet anniversaire s’inscrit dans la logique de la consolidation de la paix, de l’unité, de la sécurité, du progrès économique et social du Cameroun », affirme de son côté le secrétaire à la communication, Jacques Fame Ndongo dans Mutations.

Mais un véritable malaise se cache derrière ces grandes déclamations, s’empresse de tempérer le même journal qui révèle que «le RDPC infantilise ses parlementaires» : au terme d’une réunion tenue mardi dernier entre le gouvernement et ses représentants, il a été indiqué que la prise de parole publique des élus du parti est désormais subordonnée à une autorisation du président du groupe parlementaire ou du secrétaire général du comité central, des directives intervenant après des prises de position osées de certains élus sur les délestages ainsi qu’à l’éventualité d’une révision constitutionnelle.

Un des députés actuellement en délicatesse avec la justice de son pays, révèle pour sa part L’ il du Sahel, c’est Abba Malla dont l’immunité parlementaire pourrait être levée dans les prochains jours : après l’arrestation d’un de ses partenaires dans les négociations avec Boko Haram pour la libération d’otages occidentaux et asiatiques, l’élu du Mayo-Sava pourrait être arrêté pour intelligence avec une organisation terroriste.

Sur le front socio-économique, Mutations signale le séjour d’une délégation d’officiels koweïtiens dans le pays, venus surveiller leurs financements dans des domaines aussi divers que les infrastructures, la santé ou encore l’éducation.

Cette visite, fait observer The Guardian Post, intervient au même où le chef de l’Etat Paul Biya a sur sa table une correspondance d’esclaves de son pays au Koweït : employées de maison maltraitées, parfois violées, elles demandent de l’aide pour retourner au pays natal.

Ce sujet, fait observer le quotidien de langue anglaise, n’a pas été au menu des entretiens entre les autorités camerounaises et leurs hôtes koweïtiens.


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