› Société

Cameroun : les médias mis en garde contre les discours de haine

Peter Essoka, président du Conseil national de la communication. ©Droits réservés.

Le président du Conseil national de la communication (Cnc) exhorte les journalistes à faire preuve de professionnalisme pour éviter la guerre civile au Cameroun.

L’organe de régulation des médias au Cameroun dénonce les discours de haine dans les médias camerounais à la veille d’élection présidentielle. L’alerte a été donnée au cours d’un séminaire tenu ce 11 septembre à Yaoundé, organisé par cette institution, en partenariat avec l’Unesco. Les activités étaient organisées autour de la sensibilisation des professionnels de médias camerounais sur le discours de haine.

Ces échanges ont rassemblé les journalistes, les universitaires et les membres du gouvernement. Peter Essoka a exhorté les médias à promouvoir l’unité nationale et à mettre de côté le sensationnel. Le président du Cnc a expliqué que le travail d’un journaliste dans la société est très important, en particulier dans un cadre démocratique.

En outre, il a souligné la nécessité pour les journalistes de rechercher la paix dans le pays à travers le respect de l’éthique dans les pratiques quotidiennes. Il leur a demandé de refuser des pots-de-vin, surtout en ce temps de campagne où l’achat des consciences n’est pas exclu. Selon Peter Essoka, il faut mettre en pratique les connaissances apprises lors de la formation. La crédibilité du journaliste et de sa profession en dépendent.

Ce séminaire intervient à un moment où la situation sociopolitique du Cameroun est de plus en plus fragile. « Les journalistes doivent savoir qu’il n’y a rien de tel que le discours de haine dans le journalisme et qu’aucun discours de haine n’y est autorisé. Ceux qui le soutiennent doivent savoir que le Cameroun a parcouru un long chemin et que le pays est une entité indivisible », a-t-il déclaré.

Il a profité de cette occasion pour inviter les hommes politiques, les chefs traditionnels et les autorités religieuses qui promeuvent le discours de haine à renoncer à de tels actes. D’autres intervenants, tels que le Pr Enoh Tanjong de l’université de Buea et le Dr Moussa Sawadogo, ont souligné l’impact du contenu haineux sur l’audience des médias.

 

À LA UNE
Sondage

Un candidat de l'opposition a-t-il une chance de gagner la présidentielle 2018 au Cameroun?

View Results

Loading ... Loading ...
Retour en haut