Société › Education

Cameroun : les mesures du gouvernement pour stopper la grève des enseignants

Le gouvernement prend des mesures pour répondre aux revendications des enseignants
Paul Biya, président de la République du Cameroun

Le président de la République Paul Biya vient d’instruire son gouvernement de mettre en œuvre de manière  urgente, certaines mesures financières et administratives.

Trois semaines après le début de la grève des enseignants et un jour après le décès de Hamadou, l’un des piliers du mouvement « On a trop supporté » OTS, les signes d’une fin de crise s’annoncent. Le président de la République trace le sillon de la réconciliation en approuvant la mise en œuvre des mesures gouvernementales proposées en vue de mettre un terme à la grève.

Après le déblocage de 2,7 milliards au titre de paiement des arriérés dus aux enseignants mobilisés pour la correction du probatoire et du baccalauréat des sessions 2020 et 2021, le chef de l’Etat donne quitus pour la mise en œuvre des mesures supplémentaires.

Ces dispositions sont contenues dans une correspondance du ministre d’Etat secrétaire général de la présidence de la République Ferdinand Ngoh Ngoh, adressée au secrétaire général des services du Premier ministre. Elles sont d’ordre administratif et financier.

Au plan administratif, les prescriptions s’adressent au ministre de la Fonction publique et de la Réforme administrative (Minfopra) Joseph Le. A ce membre du gouvernement, le chef de l’Etat donne instruction :

de systématiser la constitution des dossiers d’intégration des enseignants avant la fin de leur formation par les intéressés et les institutions auxquelles ils sont affiliés ;

de veiller, en relation avec les universités d’Etat compétentes, au dépôt systématique dans les délégations régionales ou dans les services centraux du Minfopra, le cas échéant, des dossiers d’intégration des lauréats des Ecoles normales supérieures et Ecoles normales supérieures d’enseignement technique ;

de traiter en urgence les dossiers d’intégration déjà recensés au Minfopra et de faire le point exhaustif sur les dossiers d’intégration en instance au ministère des Enseignements secondaires (Minesec) et  au ministère de l’Education de base (Minedub) ;

de mettre en œuvre toutes les mesures concourant à la dématérialisation et à la simplification des procédures de traitement des dossiers d’intégration dans la fonction publique.

Au plan financier, les instructions vont à l’endroit du ministre des Finances (Minfi). A Louis Paul Motaze, le président de la République instruit :

de procéder au paiement à partir du mois de mars 2022, (i) du complément salarial mensuel à verser aux enseignants (titulaires ou non de décret d’intégration) qui ne perçoivent actuellement que les 2/3 de leur salaire et (ii) de l’indemnité de non logement due aux enseignants qui n’en perçoivent pas ;

d’apurer, à compter du mois de mai 2022 et de manière progressive, en tenant compte de l’antériorité des promotions, les rappels relatifs à l’indemnité de non logement et aux compléments salariales dus aux enseignants ;

de procéder au paiement échelonné, à compter du mois de juin 2022, des rappels relatifs aux avancements et reclassements des enseignants.

A ces mesures, le chef de l’Etat ajoute la poursuite du dialogue social engagé avec les syndicats d’enseignants.

Ces mesures seront présentées ce jeudi 10 mars 2022 à la  communauté éducative et à l’opinion nationale. Ce sera au cours d’une conférence de presse que tiendra le ministre de la Communication porte-parole du gouvernement René Emmanuel Sadi. Y prendront au part, les ministres des Finances, des Enseignements secondaires, de l’Education de base et de la Fonction publique et de la Réforme administrative.


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