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Cameroun: les organisations dénoncent l’arrestation de Mboua Massock à Douala

Elles réclament sa libération immédiate et inconditionnelle

Dans des correspondances parvenues à notre rédaction, des associations s’insurgent contre ce qu’elles qualifient d’arrestation arbitraire le 19 mai dernier, du combattant Mboua Massock et son collaborateur Ekwé Madoche, qui sont actuellement placés en garde à vue à la légion de gendarmerie du Littoral à Bonanjo. C’est le cas de la fondation panafricaine des devanciers (héros et martyrs) qui prend à témoin « l’histoire de l’Afrique et souhaite que le problème de la réhabilitation du patrimoine africain à travers les monuments et autres, trouve une solution adéquate pour favoriser la réconciliation de nos peuples avec leur histoire ». A cet effet, la fondation exige « la libération immédiate et inconditionnelle des deux membres illégalement détenus ». Même réclamation pour la Nouvelle Dynamique Nationaliste Africaine, baptisée « NODYNA ». Réuni le mercredi, 20 mai dernier à Douala, le comité dit constater avec regret et indignation, la détention arbitraire du candidat de la NODYNA à la présidentielle à venir, le combattant Mboua Massock. Le comité national demande à tous les militants et sympathisants, de garder le calme et de rester vigilants, et exige aussi, la libération immédiate et inconditionnelle de son candidat à la présidentielle et son camarade.

Mboua Massock contre la visite du premier ministre français
Le 19 mai dernier, Mboua Massock et Ekwé Madoche avaient été interpellés par les forces de l’ordre, alors qu’ils manifestaient sur l’avenue De Gaulle à Bonanjo contre la visite du premier ministre français, François Fillon, au Cameroun. Les manifestants s’étaient prit une fois de plus, à la statue de Philippe Leclerc placée sur la place du gouvernement à Bonanjo. Le monument du général français arrivé à Douala le 27 août 1940, a été inauguré en 1948 en souvenir des troupes françaises débarquées au Cameroun en 1940. De couleur verte, la statue a été transformée en rouge par les manifestants. La symbolique de leur geste est clair. Ils estiment que le Cameroun doit tout d’abord honorer ses héros et martyrs avant ceux de l’ancien colon qui n’est autre que la France. Sur les pancartes, on pouvait justement lire : nos héros et martyrs d’abord, Stop au colonialisme français, ou encore Non à la main mise française sur les richesses du Cameroun. Le Cameroun doit définir lui-même la politique qui sied à son développement. Comme il fallait s’y attendre, le combattant Mboua Massock et son acolyte, ont été interpellés par les forces de l’ordre. Ce n’est d’ailleurs pas la première fois que M. Massock se retrouve aux mains de la police locale. Il y a quelque temps, il s’en était pris toujours au monument du Général Leclerc avant d’être stoppé par les forces de l’ordre qui ont déjà l’habitude des débordements du combattant. Après quelques jours, il avait été relaxé.

Mboua Massock

Journalducameroun.com)/n

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