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Cameroun: Les partis politiques divisés à 72 heures du délai de dépôts des candidatures

Le principe de l’investiture a créé de nombreuses dissensions internes notamment au sein du RDPC

A trois jours de la date limite pour le dépôt des candidatures en vue des élections législatives et municipales du 30 septembre 2013 au Cameroun, l’ambiance est montée d’un cran au sein des formations politiques qui veulent participer à ce processus et principalement au sein du Rassemblement Démocratique du Peuple Camerounais au pouvoir. Les commissions en charge de l’investiture auront la lourde tâche durant les trois prochains jours, de déterminer lesquelles des candidatures seront déposées au siège d’ELECAM. L’un des points de discorde emblématique de ce désaccord se retrouve dans la région de l’extrême nord, où Cavaye Yeguie Djibril qui a passé une grande partie de sa vie dans l’activité parlementaire et des décennies à la présidence de l’assemblée nationale est aux prises dans son fief à trois autres listes, preuve manifeste que la base ne lui est plus totalement acquise. Logiquement des analystes veulent croire que les « Camarades ne lâcheront pas leur ami ». Mais le RDPC a déjà démontré notamment lors des sénatoriales avec le rejet des candidatures que ses intérêts peuvent évoluer. Le Député Cavaye Yeguie Djibril qui s’est vu interdire les sénatoriales, pourrait très bien être écarté lors des prochaines législatives pour rester en confiance avec l’lectorat de cette région du pays. Dans la région du centre aussi qui recouvre Yaoundé la capitale du pays, le RDPC est encore en quête du consensus. C’est pratiquement dimanche tôt dans la matinée que les travaux d’investiture des candidats ont été bouclés et les noms retenus ne font pas l’unanimité. Dans la région de l’ouest, des médias ont rapporté des dérives violentes lors des investitures.

La résultante de cette situation est que vu le nombre important de dossiers que la commission centrale d’investiture de ce parti aura à examiner, on risque ne pas s’encombrer des détails et les choix ne plairont pas à tout le monde. les divergences qu’on retrouve au sein du RDPC, on les retrouve aussi au sein de son principal «Allié» ou rival selon certains, le Social Democratic Front (SDF). La région de l’Adamaoua est le théâtre d’une grande division des points de vue entre les partisans du député sortant Ali Bashir et son challenger. Au sein du RDPC, certaines voix s’élèvent déjà pour critiquer le système de l’investiture qui enlèvera à l’élection sa nature purement représentative. Pourtant il semble que le parti n’avait pas de choix. Lutte contre la corruption aidant, les sources de financement «illimités» du parti se sont taries. L’organisation des primaires aurait été économiquement insoutenable soutient des sources. au final, ils sont plusieurs au sein de l’opinion à entrevoir l’un des plus gros contentieux préélectoral que des législatives aient jamais connu au Cameroun, avec pour une fois de nombreuses plaintes en provenance du parti au pouvoir le RDPC


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