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Cameroun: Les pesanteurs du financement de l’éducation pour tous

Les populations de l’Adamaoua, une des régions les plus sous scolarisées du pays, ont fait une introspection pour esquisser des pistes de solution

L’Adamaoua est l’une des régions les plus sous scolarisées du Cameroun. C’est la raison pour laquelle les autorités en charge de l’éducation dans cette partie du pays ont saisi l’occasion de la célébration de la journée mondiale de l’éducation pour tous pour chercher des pistes de solution à ce fléau que constitue la sous scolarisation. Améliorer le niveau d’alphabétisation de la population avec l’apport de tous pour le financement de l’éducation. C’est l’appel lancé par le secrétaire général des services du gouverneur au cours de la cérémonie marquant la célébration de cette journée mondiale de l’éducation pour tous, célébrée ce vendredi 18 juin à l’école annexe du centre de Ngaoundéré sous le thème «Un but: éducation pour tous, des financements maintenant». Un thème qui traduit donc nettement la nécessité des financements pour atteindre cet objectif qu’est l’éducation pour tous. Au cours de la cérémonie présidée par le secrétaire général sortant de la région de l’Adamaoua, Zang III, l’importance des financements a été relevée dans cette quête d’amélioration du niveau d’alphabétisation des populations.

Les différents orateurs de la cérémonie ont souligné chacun dans son intervention la nécessité de faire atteindre cet objectif qui vise à faire reculer l’ignorance pour que s’installe la civilisation. Pour le délégué départemental de l’éducation de base pour la Vina, l’éducation et l’alphabétisation représentent deux puissants leviers pour la promotion d’un développement durable. D’où la nécessité de fédérer les énergies afin de contribuer à l’émergence de ce bien être pour tous.

Au lamidat de Ngaoundéré en tout cas, on affirme être résolument engagé sur cette voie à travers des campagnes de sensibilisation sur l’importance de l’éducation. Cependant, le représentant du Lamido a humblement reconnu que le chemin est encore long et sinueux. A son avis, un appui de la part des ONG et des âmes de bonne volonté est nécessaire à la politique gouvernementale. Ce qui a suscité en l’honorable Alhadji Bia la promesse de travailler désormais en synergie avec les autorités en charge de l’éducation. Car il est assez mal aisé de comprendre que les pouvoirs publics soient les seuls engagés dans le financement de l’éducation au Cameroun. Le représentant du gouverneur Zang III, quant à lui, en a profité pour appeler à une implication de tous afin de permettre aux adultes et surtout aux femmes et aux jeunes filles de pouvoir également bénéficier des bienfaits de l’éducation.

Dans une salle de classe

Journalducameroun.com)/n

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