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Cameroun: Les petits pas de la Ligue de football professionnel

Après la session extraordinaire de son assemblée générale, les 13 membres du conseil d’administration sont désormais connus

Dimanche dernier, à l’hôtel Mont Fébé s’est tenue une session extraordinaire de l’assemblée générale de la Ligue de football professionnel du Cameroun. Un seul point était inscrit à l’ordre du jour. L’élection des membres du conseil d’administration de la Ligue ayant pour mission : « d’accompagner le président de la Ligue dans l’accomplissement de sa lourde mission ». C’est ainsi que 13 membres, parmi lesquels cinq présidents de clubs ont été élus. Faustin Domkeu, le patron de l’Union de Douala sera le vice-président de cette institution. Les quatre autres membres ont pour noms Célestin Bombock du Canon de Yaoundé, Mbairobe de Coton Sport de Garoua, Henry Njalla Quan du club de Njalla Quan Sport Academy et Francis Yong de la formation de Yong Sport Academy. Il est à préciser que selon Pierre Semengue, le président de la ligue, « les membres du bureau du conseil d’administration exerçant les fonctions de président de club ont 15 jours pour démissionner de leur fonction». Ceci «afin de ne pas être juge et partie». Pour les sept autres membres, il s’agit de Seidou Mbombo Njoya (représentant du président de la Fecafoot), Aboubakar Alim Konaté (représentant du président de la Fecafoot), Onambelé Zibi (Tkc), Soumbi Djaoude (Koza), Kamdem Dieudonné (Fovu de Baham), Souleymanou Bah (représentant des arbitres), Njilli Ndengue Pierre (représentant des entraineurs).

Les incertitudes planent toujours quant au démarrage effectif des activités de la Ligue de football professionnel (Lfp). A deux mois du début de la saison sportive 2011-2012, la Ligue elle même n’a pas encore de siège et pire, les clubs sont encore dans un amateurisme criard. S’ils attendent tous la manne financière promise par l’Etat du Cameroun, très peu de clubs remplissent le cahier de charge de la fédération camerounaise de football. Ce cahier de charge prévoit en effet que chaque formation doit se doter d’un siège, d’un centre d’entraînement, des équipes jeunes etc. Mais, «à l’heure de la modernisation de football» du pays de Roger Milla, la boîte postale manque à certains clubs au Cameroun, n’osons pas évoquer les sites internet. Le but de la mise en place du professionnalisme est, selon les autorités en charges du football camerounais, de pouvoir maintenir les talents sur place… Le gros problème c’est donc le financement des clubs. Du côté de la Fédération Camerounaise de Football (Fecafoot), une dotation de 50 millions de francs Cfa sur le montant promis évalué à 250 millions Fcfa d’appui a été donnée à Ligue il y a quelques jours. L’on se souvient lors de l’assemblée générale de la Fecafoot, en mai dernier, que le ministre des Sports et de l’éducation physique avait annoncé que la Lfp recevra une subvention de l’Etat camerounais à hauteur de 500 millions de francs Cfa par an. Mais à ce jour, les fonds n’ont pas encore été débloqués. A noter que les 500 millions Fcfa seront octroyés aux 28 clubs de Mtn Elite one et de Mtn Elite two, soit une moyenne de 17, 85 millions de F cfa. Ce qui peut sembler très peu. A titre de comparaison, pour le lancement de son premier championnat professionnel, il y a deux semaines, les clubs marocains, en plus des infrastructures fiables, parmi lesquelles un stade d’une capacité d’au moins 6000 places assises, ont présenté chacun un budget de plus 550 millions de F Cfa.

Pierre Semengue, président de la ligue de footall pro et Iya Mohammed, président de la fécafoot le 23 août à Yaoundé
Jean Jacques Ewong/journalducameroun.com)/n


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