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Cameroun: Les pluies annoncent un ramadan doux

La baisse des températures provoquée par les pluies rendent le jeûne moins difficile

Il est des évènements dont la réalisation ne dépend pas toujours de la volonté des hommes, mais d’un simple fait de la nature. C’est le cas par exemple du jeûne du ramadan chez les fidèles musulmans dont le début et la fin dépend de l’apparition du croissant lunaire. Pour cette année 2010, la lune a été aperçue à Garoua et la tradition a une fois encore été respectée. Tout naturellement, les milliers de fidèles musulmans de Ngaoundéré ont pris d’assaut la grande mosquée pour suivre la prédication de l’Imam Mahmoud Ali. Réconciliation, interdiction des rapports sexuels, abstinence de manger et de boire avant le coucher du soleil ont constitué l’essentiel de son message. Pour cela, il a indiqué les voies et moyens pour y parvenir et surtout pour garder les bonnes habitudes acquises même après la fin du ramadan pour ne plus tomber dans le péché.

L’on peut juste remarquer que le début du jeûne se fait parfois à plusieurs vitesses. A la question de savoir si tous les musulmans ont effectivement commencé le jeûne ce mercredi, Yaya Bachirou déclare que certains n’ont pas commencé le jeûne parce qu’ils disent qu’ils n’ont pas encore vu la lune. Vous savez qu’il y a des personnes compliquées et même si on leur dit que la lune a été aperçue à Garoua, ils préfèrent la voir eux-mêmes avant de commencer le jeûne. Une discordance qui créera un décalage le jour de la fête de fin du jeûne. Moi j’étais sûr et certain que le jeûne allait commencer ce mercredi et effectivement le Lamido qui est notre chef traditionnel et le guide spirituel de la communauté musulmane a confirmé l’apparition de la lune, affirme Baba Haman Yadji un fidèle.

Selon la majorité des croyants rencontrés à la sortie des mosquées ce premier jour de privation, les débuts ne sont pas faciles. A Ngaoundéré, certaines activités nécessitant des efforts physiques vont au ralenti. C’est le cas des restaurants qui perdent progressivement une part de leurs clients durant tout ce mois. Les cinq premiers jours sont très difficiles et ce n’est qu’après une semaine qu’on va s’y habituer. Pour l’instant on a encore beaucoup de tentation, mais on essaye aussi de faire des sacrifices pour pouvoir résister jusqu’à la fin, déclare Ousman, jeune musulman rencontré à l’esplanade de la grande mosquée de Ngaoundéré. Pour les plus âgés par contre, tout a bien commencé comme d’habitude et les conditions sont même meilleures depuis l’année dernière parce que le carême coïncide désormais avec la saison des pluies. Quand le ramadan tombait en saison sèche, on souffrait beaucoup avec la chaleur affirme un autre fidèle. Puissent ces conditions climatiques favorables être un atout et une motivation supplémentaire pour les pratiquants de cette religion!

Mosquée de Ngaoundéré à l’heure de la prière
Journalducameroun.com)/n



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