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Cameroun: les préparatifs de la 1ére édition de la SASNIM s’intensifient!

Le Dr Sume Gérard, chef de programme élargi de vaccination pour le littoral, parle des axes et du package de la campagne

Les détails de cette campagne ont été donnés ce mercredi, 24 juin 2009 au cours d’une conférence de presse tenue à la délégation régionale de la santé publique du littoral à Bonanjo. Le Dr Sume Gérard, chef de programme élargi de vaccination (PEV) pour le littoral, parle des axes et du package de 6 activités qui feront la particularité de cette campagne. Interview.

Pourquoi un package d’activités dans cette campagne?
Tout simplement, par ce qu’on a constaté que les activités de la santé prises de manière individuelle ou isolée, ne donnent pas souvent les résultats escomptés et en terme de coût, c’est souvent cher. Mais, quand on regroupe les activités dans un package comme la SASNIM que nous sommes entrain d’organiser, c’est plus efficace en terme de ressources humaines, financières, et matériels, puisque ce sont les mêmes gens, le même fond, les mêmes partenaires qui financent souvent ces activités. Ça donne souvent des résultats, un bon impact à court terme qu’on ressent de manière palpable.

Quels sont les objectifs de cette campagne?
L’objectif principal de cette campagne de façon générale, c’est de diminuer la mortalité infantile et maternelle. Maintenant, il y a des spécificités par rapport aux activités que nous sommes entrain de mener. Concernant la poliomyélite, nous voulons avoir 100% de couverture, dont, vacciner tous les enfants, presque 600 000 enfants âgés de 0 à 59 mois dans le Littoral, presque 400 000 enfants de 6 à 59 mois à qui on va administrer la vitamine A dans la région du Littoral toujours, on va aussi donner les vermifuges à tous les enfants âgés de 1 à 5 ans. En plus de ces activités, on va essayer de rattraper la vaccination des enfants de 0 à 11 mois qu’on n’a pas pu vacciner dans notre programme de vaccination de routine. Donc, il est question que les parents viennent aux postes de vaccination avec le carnet de vaccination des enfants. Nous espérons vraiment, que tous les parents vont se rendre aux postes de vaccination avec les enfants. On va aussi administrer le TPI (traitement préventif intermittent) aux femmes enceintes afin de prévenir le paludisme chez les celles-ci. Alors, tous ceux qui ont reçu les informations doivent passer le message aux autres, leurs voisins, à l’église, aux marchés.

Comment cette campagne va se décliner concrètement sur le terrain? Vous parlez de postes fixes, est-ce suffisant ? Si non, quelles sont les autres stratégies mises sur pied pour atteindre les populations cibles ?
Nous avons presque quatre stratégies à mener sur le terrain. Il y a des postes fixes, et ce seront soient des formations sanitaires, les eglises, ou les postes fixes temporaires. Les postes seront identifiés par les agents de la communauté. Il y a aussi la stratégie mobile, pour les zones reculées ou l’accès est très difficile. Les équipes vont partir et ne pourront pas rentrer le même jour. La stratégie du porte à porte, pour pouvoir rattraper la vaccination des enfants de moins de 9 mois que les parents n’ont pas amené dans des postes de vaccination fixes ou temporaires, pour bénéficier du vaccin contre la rougeole par exemple, au même moment que les autres activités de la campagne.

Parlant justement de rougeole Docteur, la dernière campagne de lutte contre la maladie remonte à 2006 au Cameroun. 3 ans après, que se passe-t-il et quel est l’état des lieux de cette maladie dans le Littoral ?
Effectivement, la dernière campagne menée contre la rougeole était en 2006. Il faut souligner que le pays a l’habitude d’organiser des campagnes contre la rougeole tous les 3 ou 4 ans, par ce qu’il y a une cohorte des enfants non protégés qui s’accumulent. Ce qui fait que après 3 ou 4 ans, il y a des épidémies qui s’annoncent ici et là. En ce qui concerne le littoral, pour l’année 2009, on recense déjà 9 cas confirmés de rougeole, dont 3 cas dans le seul district de nylon à Douala en un mois. Quand on a 3 cas positifs de rougeole dans un district dans un même mois, on parle déjà d’une épidémie. Pour les districts de Douala, il n’y a pas de barrière, la population est mobile et puisque la rougeole se transmet par voie aérienne, la contagion peut aller d’un district à un autre. On doit donc organiser une riposte, c’est-à-dire vacciner les enfants. On n’avait pas fait cela avant, par ce qu’il y avait cette campagne qu’on prévoit et qui sera gratuite comme d’habitude.

Dr Sume Gérard, chef de programme élargi de vaccination pour le littoral
Journalducameroun.com)/n
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