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Cameroun: Les professionnels de la santé animale ont célèbré les 4e journées vétérinaires

C’était dans la ville de Ngaoundéré, dans la région de l’Adamaoua

Ouvertes par le ministre de l’élevage, des pêches et des industries animales, le Dr. Aboubakary Sarky en compagnie du gouverneur de la Région de l’Adamaoua, Enow Abram’s Egbe dans un hôtel de la place, ces journées ont constitué un véritable cadre d’échange pour des dizaines de professionnels de la santé animale venus du Cameroun et d’ailleurs. Au menu, des allocutions, des tables rondes et des exposés sur des thèmes aussi variés tels que « la profession de médecin vétérinaire au Cameroun, heurts, malheurs, leurres et perspectives », « l’apport du laboratoire dans le développement de la santé animale en Afrique » ou encore « la présentation de l’Ecole des sciences et de médecine vétérinaire de l’Université de Ngaoundéré »…

Mais il y a surtout eu la participation très remarquée de cinq grands laboratoires européens avec à la clé une table ronde radiodiffusée portant sur le développement de l’élevage au Cameroun avec comme modérateur le chef de la station CRTV Adamaoua, Yaya Mohamadou. Une table ronde au cours de laquelle les professionnels de la santé animale ont évoqué les obstacles qui plombent encore le développement de l’activité pastorale au Cameroun. Entre autres, le sur pâturage avec l’amenuisement de l’espace pastoral qui crée généralement des conflits entre éleveurs et agriculteurs, le manque des pistes à bétail, l’ignorance et l’analphabétisme des éleveurs qui ne connaissent pas toujours le mode d’utilisation des médicaments prescrits pour leurs animaux, le problème d’abreuvement des bêtes, l’insuffisance des vétérinaires qui représenteraient pour le Cameroun le ratio un vétérinaire pour 15 000 bovins, sans compter les ovins, les caprins et autres petits ruminants etc. Des problèmes et bien d’autres qui, nous l’espérons, trouveront bientôt un début de solution, car comme l’a souligné Alhaji Baraï, président de l’association des vétérinaires de l’Adamaoua, « les résolutions ont toujours été adoptées au cours des précédentes journées vétérinaires mais elles ne sont pas souvent prises en compte directement. Peut-être, ça viendra avec le temps ».

Avec 500 vétérinaires seulement sur l’ensemble du territoire pour prendre soin de plus de 15 millions de bovins sans compter les ovins, les caprins et autres petits ruminants, il était plus que jamais temps d’initier un forum comme celui là pour réfléchir sur la profession vétérinaire et sur le développement de l’activité pastorale au Cameroun. Et ça, le Dr. AZIBE Masra en sa qualité de principal initiateur de ces journées vétérinaires et de directeur général des cabinets pharmaceutiques et vétérinaires (CAPHAVET) dont le siège social se situe à Ngaoundéré l’a si bien compris.

Au terme de ces journées vétérinaires de Ngaoundéré, tout le monde a été interpellé et chacun des acteurs a été mis devant ses responsabilités. D’abord les pouvoirs publics qui doivent développer une véritable politique de soutien aux éleveurs, veiller à l’application de la loi régissant la profession vétérinaire par la mise en place d’une véritable charte sanitaire. Ensuite, les vétérinaires doivent prendre conscience de la lourde mission qui est la leur, ils doivent s’approvisionner uniquement auprès des laboratoires agrées. Enfin les universitaires doivent promouvoir la race  »Goudali » et le développement des cultures fourragères afin que l’Adamaoua, le Cameroun et partant l’Afrique centrale toute entière ait toujours de la bonne viande de qualité sur toutes les tables à un meilleur prix. Car le vétérinaire n’est pas seulement le médecin des animaux, il est aussi et surtout le garant de la santé des consommateurs.

journées vétérinaires
Journalducameroun.com)/n
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