Politique › Sécurité

Cameroun : les séparatistes tuent quatre gendarmes dans le Nord-Ouest

Des gendarmes en faction (photo d'archives)
Le drame est survenu dans la localité de Lassinsituée dans le département de Bui, région du Nord-Ouest. Le gouverneur de cette région indexe le « General No Pity », comme le principal responsable de ces crimes crapuleux.
La crise dite anglophone a encore fait de nouvelles victimes. Quatre gendarmes camerounais ont été tués dans la nuit de lundi à mardi 25 mai dans le Nord-Ouest du Cameroun dans une nouvelle attaque d’insurgés séparatistes qui combattent l’armée camerounaise dans les régions anglophones, ont annoncé les autorités locales.

« Vers 02h00 (heure locale), l’un des chefs des groupes armés séparatistes, le nommé General No Pity (sans pitié) a attaqué la brigade de Lissin située dans le département de Bui, région du Nord-Ouest », a indiqué le gouverneur du Nord-Ouest, Adolphe Lélé Lafrique.

« Quatre gendarmes ont été tués et des armes emportées par les terroristes sécessionnistes », a-t-il précisé, ajoutant que l’armée a lancé des opérations de ratissage dans la zone pour retrouver les assaillants.  La sécurité dans les régions anglophones du Cameroun, en proie à une grave crise socio-politique depuis quatre ans, s’est considérablement dégradée.

Cette nouvelle attaque porte à une dizaine le nombre d’éléments des forces de sécurité camerounaises tués en l’espace d´un mois dans les zones anglophones.  Le 29 avril dernier, des éléments sécessionnistes avaient tué cinq gendarmes après avoir attaqué le poste de gendarmerie de Menfoung, situé à Ngalim, à cheval entre la région de l’Ouest.

L’armée camerounaise n’a pas encore communiqué sur cette nouvelle attaque contre les forces de défense. En rappel, le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, régions anglophones du Cameroun sont en proie, depuis fin 2016, à un sanglant conflit entre des groupes armés séparatistes qui réclament l’indépendance des deux régions sous le nom d’Ambazonie et les forces de sécurité dépêchées massivement par Yaoundé pour les réprimer.

Une partie de la minorité anglophone s’estime marginalisée au Cameroun, ancienne colonie française peuplée majoritairement de francophones. Les civils sont fréquemment pris pour cibles et victimes de crimes et d’exactions des deux camps, selon des ONG internationales et l’ONU, ce conflit a déjà fait plus de 3000 morts et forcé plus de 700 000 personnes à fuir leur domicile.


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