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Cameroun: les symboles de la République que rien ne devrait aliéner

Par Vincent-Sosthène Fouda, Président du Mouvement camerounais pour la social-démocratie (M.C.P.S.D)

L’hymne national, le drapeau, la devise, sont des symboles forts de la République et la constitution est leur résidence. C’est la constitution qui définit ce qui fonde l’appartenance à une République, à une Nation. Ce qui nous permet d’être nous. Le préambule de notre Constitution est partie intégrante de cette loi fondamentale. Il affirme la fierté de notre diversité linguistique, proclame l’indépendance du Camerounais chèrement acquise et dont nous devons être jaloux tous autant que nous sommes et enfin nous détermine à exploiter chacune des ressources naturelles de notre territoire afin d’assurer le bien-être de tous les citoyens.

La Constitution fait donc de nous une part de ce nous indivisible qu’est la République. Oui j’ai cette fâcheuse obligeance intellectuelle à toujours chercher nos racines comme celles des mots, aussi Constitution est bien composée de « cum » ensemble et de « statuaire » établir. La Constitution est donc conçue pour protéger les droits et les libertés des citoyens contre les possibles abus du pouvoir, que les tentatives viennent du législateur, du pouvoir exécutifs ou même du pouvoir judiciaire. La Constitution comme je l’ai souligné plus haut est la résidence des symboles que nous nous sommes choisis c’est-à-dire vocation unificatrice et mobilisatrice. La Constitution est une mémoire individuelle et collective, elle nous rappelle nos obligations, nos devoirs envers la République et rappelle à celle-ci sa devise, ses symboles, ses fonctions régaliennes. Voilà pourquoi la République ne peut être exemptée de ses responsabilités, elle est un gîte, un havre, une maison commune pour chacun d’entre nous.

Il y a de nombreuses injustices
La construction du Cameroun comme Nation depuis 1840 n’est pas une injustice mais elle est entachée d’erreurs que nous devons corriger. Mais des injustices, il y en a quand elles émanent des inégalités d’accès à l’éducation, aux soins, à l’emploi, à la culture, au droit, à la mobilité, aux responsabilités. Il y en a quand la solidarité nationale est défaillante, quand les richesses de la nation sont confisquées par une minorité qui emploie un langage sorcier « attendez votre tour, vous êtes jeunes ».

Ces injustices doivent être combattues sans répit. Quand le 9 octobre 2011 à Maroua le chef de l’Etat Paul Biya disait : « Je n’ai fait là qu’évoquer les grands axes de cette nouvelle dynamique qui va toucher tous les secteurs d’activités de notre pays et vous pourrez le constater, comme j’ai déjà eu à le dire, dès janvier 2012, le Cameroun sera un vaste chantier. » Beaucoup y ont cru pour se retrouver aujourd’hui dans un champ de ruine et de misère. Le peuple apporte depuis 1885 sont soutien à l’Etat, mais peut-il en dire autant de l’Etat ? Le peuple camerounais est conscient que la communauté nationale s’est édifiée sur une diversité originelle, celle des territoires, d’identités régionales fortes, de revendications ethniques fortes réclamant à la fois particularismes et appartenances, mais aucune de ces identités particulières n’a remis en cause la communauté nationale. Voilà pourquoi ceux qui nous gouvernent depuis notre indépendance chèrement acquise ne doivent point être déchargés des obligations prométhéennes qui leurs incombent.


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A SAVOIR

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