Société › Faits divers

Cameroun: Les tensions semblent persister à Douala

Malgré l’accalmie annoncée, des informations de terrain informent que des tensions semblent perdurer au quartier Deido à Douala la capitale économique

Trois véhicules du BIR (bataillon d’intervention rapide) viennent de passer devant moi et roulant a tombeau presque ouvert en direction de Bonamoussadi ou ma femme de ménage m’a signalé avoir observé un regroupement de près de 200 moto taxi. Armés de gros morceaux de bois et de lattes et appelant leurs collègues au rassemblement à Bepanda Tonnerre pour une expédition punitive à Deido a fait savoir sur le forum des journalistes un des blogueur. Une confirmation de l’information selon laquelle depuis le matin de ce mardi 3 janvier 2012, la tension est montée d’un cran entre les conducteurs de mototaxis (Bendskin) et les populations. Selon plusieurs témoignages rapportés par des médias. La colère des mototaxis est montée d’un cran lorsque les jeunes du quartier Deido ont barricadé leur espace, interdisant l’accès aux moto-taximan. Ceux qui violaient l’ordre ont vu leurs engins brûlés. Au lendemain du 31 décembre 2011. Les heurts ont commencé lorsqu’un jeune du quartier a été mortellement agressé. Selon des médias qui rapportent les propos de la compagne de la victime, il aurait été poignardé par deux personnes sur une moto, dans la nuit du 30 au 31 décembre 2011. Dès le lendemain, les jeunes du quartier Deido ont décidé que plus aucune moto n’entrerait dans leur quartier. Un accord semblait acquis avec la descente des autorités, mais visiblement rien n’y fait.

Au-delà de ce simple problème, l’évènement qui survient à Douala met au grand jour l’existence du malaise qu’il y a dans l’absence d’une organisation de la profession de moto taxis. Plusieurs personnes habitant la capitale économique affichent un réel malaise face à cette activité sur les grands axes routiers de la ville, mais sont visiblement vaincus par l’insuffisance en offre de transport. On leur reproche notamment leur comportement dangereux qui causent de près de 38% des accidents mortels de la circulation au Cameroun. Mais on leur attribue aussi d’être à l’origine des agressions sur des femmes et autres personnes. La question à la quelle il faut répondre aujourd’hui est de savoir si toute agression faite à l’aide d’une moto est le fait d’un mototaxi. Non! Répondent les syndicats de moto taxis. Nous nous refusons à l’idée que chaque fois qu’il y a une mauvaise chose qui survient, on nous accuse. Tous ce qui est bon ce sont les autres et tout ce qui est mauvais c’est nous, nous ne pouvons plus l’admettre, a prévenu un des responsables du syndicat de cette activité. Le problème relance aussi la question de l’exigence pour les professionnels moto taxis de porter un uniforme distinctif. La proposition avait été déjà faite, mais la mise en place avait provoqué des menaces de grève de ce secteur. Sur le terrain à Deido c’est encore la confusion complète sur qui fait quoi.

Des motos taxi dans les rues de Douala
Journalducameroun.com)/n


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