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Cameroun: L’état apporte son aide au secteur privé pour l’approvisionnement en ARV

La rupture de stock des médicaments antirétroviraux destinés aux personnes atteintes du virus du VIH/sida est immnente

Du 16 au 18 juillet dernier s’est tenu un atelier secteur public/secteur privé. Le thème central, l’arrivée du terme du financement du round 3 du Fond mondial de lutte contre le sida et Unitaid. Pour empêcher toute rupture dont les conséquences seraient très importantes, un nombre de recommandations ont été faites au gouvernement.

Il a entre autre été décidé de la mise sur pied d’un plan d’urgence. Ce plan prévoirait la recherche des financements dans et même au-delà de nos frontières. â€, L’appel des capitaux étrangers est d’autant fondé que nombre d’entreprises (succursales des multinationales au Cameroun) ont indiqué qu’il fallait l’accord de leur hiérarchie, pour financer un tel programme. La difficulté majeure est que les entreprises ne sont pas prêtes à engager les fonds, au regard des délais fixés par le gouvernement. C’est la raison pour laquelle il a été recommandé au gouvernement de plaider auprès des multinationales afin que celles-ci s’impliquent.
Selon une information provenant d’André Mama Fouda, le ministre de la santé, le financement des Arv par le Fonds mondial de lutte contre le sida prend fin au mois d’octobre. En attendant, le Cameroun a déposé une requête auprès de ces bailleurs de fonds pour renouveler lesdits financements. Cependant même si ceux-ci arrivaient à être repositionnés, cela ne sera pas possible avant juin 2011. Il y aura donc une période de 18 mois que le Cameroun doit couvrir par ses propres ressources. Ne les disposant pas en totalité, le secteur privé (entreprises, société civile, partenaires sociaux.) a été appelé à la rescousse. Le financement permettant la gratuité des Arv au Cameroun s’élève à de 6,9 milliards par an. Le Fm Unitaid finance à hauteur de 3 260 037â€,937 fcfa et de l’Etat de 2 800 000â€,000 FCFA.

Il faudra ainsi plus de 13 milliards de FCFA pour couvrir la période de 18 mois. La recommandation faite par les participants pour mieux gérer ce montant est la mise en place des mécanismes de gestion de ces fonds. Au-delà de l’acte ponctuel que sollicite le gouvernement pour couvrir la période de 18 mois, les acteurs du secteur privé notamment, ont évoqué l’épineux problème de la sécurité sociale qui mine le fonctionnement du système de santé au Cameroun. Il a aussi été fait mention de trouver d’autres sources de financement; développer des mécanismes de financement durable des Arv, et développer la fabrication locale des médicaments.

La peur gagne déjà nombre de malades avant la date annoncée par le ministre de la santé, quant à la rupture des Arv. Le personnel médical, quant à lui, subit une pression de la part des malades. Une descente dans quelques unités de prise en charge (Upec) à Douala a permis de prendre l’avis aussi bien des malades que du personnel traitant. La situation actuelle est stable, les médicaments sont toujours disponibles. La psychose gagne les victimes au fur et à mesure que les jours passent. Dans l’hypothèse d’une rupture totale, le Cameroun devra gérer un gros problème santé.


journal du Cameroun)/n


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