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Cameroun: l’insécurité alimentaire sévit dans l’Extrême-Nord

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La sècheresse est le principal facteur à l’origine de la famine qui perdure dans cette partie du pays. A cela s’ajoute l’insécurité causée par la secte islamiste Boko Haram.

Le gouvernement camerounais et les Nations Unies se sont entendus sur un programme d’aide au développement qui prévoit de conjuguer leurs efforts en vue d’éradiquer l’insécurité alimentaire, un phénomène endémique auquel est exposée environ un tiers de la population dans la région de l’Extrême-Nord, par ailleurs en proie à la menace terroriste.

Zone aride, la région de l’Extrême-Nord est connue pour être une partie du territoire camerounais où le quotidien des populations est en permanence rythmé par la sécheresse. Les précipitations y sont peu abondantes, la saison sèche y étant plutôt longue, s’étendant jusqu’à sept mois.

Ces aléas climatiques constituent un immense défi pour cette région, par ailleurs secouée par les attaques de la secte islamiste Boko Haram, qu’une offensive menée depuis 2014 par l’armée camerounaise, en collaboration avec les forces nigériane, tchadienne et nigérienne dans le cadre de la Commission du bassin du lac Tchad (CBLT), a cependant permis d’atténuer.

Sur les huit objectifs du millénaire pour le développement (OMD) définis par les Nations Unies, ce pays d’Afrique centrale n’a pu en réaliser que deux : ceux liés à la réduction de l’incidence du VIH et de la faim. Ainsi, les efforts accomplis ont permis de ramener à 15,4% le taux d’insécurité alimentaire sur l’ensemble du territoire national en 2015, selon les estimations.

Dans l’Extrême-Nord, la situation demeure toutefois préoccupante. Quelque 400.000 personnes, soit 33,6% de la population de la région, y sont identifiées comme étant à risque d’insécurité alimentaire, alertent les Nations Unies dans un constat qui déclare trois autres régions affectées par le phénomène, le Nord, l’Adamaoua et l’Est, pour un taux général de 19%.

Selon les mêmes estimations, trois personnes sur quatre (74,3%) sont aussi recensées comme pauvres dans l’Extrême-Nord, soit environ le double de la moyenne nationale établie à 37,9%.

En collaboration avec les Nations Unies, le gouvernement annonce sa détermination à concentrer ses efforts dans cette région et les trois autres afin de soulager la souffrance de leurs populations en allouant une partie de budget du plan cadre pour l’aide au développement, chiffré à un total de 626,328 millions de dollars entre 2018 et 2020, pour leur fournir une assistance alimentaire et vivrière.

Ce programme conjoint projette aussi d’appuyer la production, la transformation, la conservation et la commercialisation des produits agricoles et de l’élevage et d’améliorer les infrastructures d’élevage.

 

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