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Cameroun : l’intégralité des sanctions prises par le Conseil national de la communication

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La chaîne de télévision Vision 4, son directeur de publication et une douzaine de journalistes ont été suspendus pour une durée minimale d’un mois.

Les nouvelles décisions de l’instance de régulation des médias au Cameroun ont été rendues publiques mercredi. Dans un communiqué, le Conseil national de la communication (Cnc) informe les professionnels des médias des décisions prises au terme de sa 22ème session ordinaire tenue le 28 novembre 2018 à Yaoundé.

Les travaux ont porté sur l’examen de 13 dossiers ouverts à l’encontre de certains médias locaux. Dans la première affaire, le Cnc adopte une suspension de deux mois à l’encontre de Michael Doppas Dom Pipelassi, journaliste en service à la station de radiodiffusion « Soleil FM ». L’émission intitulée Sport et investigation, diffusée sur la même station, est aussi suspendue pour une durée de deux mois et le directeur de publication, Nyassa Nyassa Soleil, reçoit un avertissement.

Ces sanctions ont été prises après une requête de Samuel Eto’o Fils. Ce dernier était accusé de : « Semer du désordre et promouvoir l’homosexualité au sein de l’équipe nationale masculine de football du Cameroun » dans une édition de cette émission. Le journaliste accusé de diffamation est incarcéré depuis quelques semaines à la prison de Kondengui pour les mêmes raisons.

Joseph Roland Djotie, journaliste pour « Le Quotidien de l’économie » et Joël Ehigue de « L’Epervier », ont écopé chacun d’un mois de suspension de l’exercice de la profession journalistique au Cameroun. Ceux qui sont suspendus de deux mois sont entre autres : Ezekiel Nkuname Dotta, directeur de publication du journal « Watchdod Tribune », Jeremy M. Baloko, DP de « Première heure », Prince Adalbert Hiol, Dp de « Ades-Infos Jeunesse en action », Jacques Mbarde, journaliste exerçant pour « La revue du patriote » et son directeur de publication, écopent de deux mois de sanction.

La chaîne de télévision Vision4 écope d’une sanction d’un mois. Cette décision fait suite à la diffusion le 27 octobre 2018, d’une déclaration non fondée en annonçant le décès du président de la République du Gabon. Par ailleurs, le directeur de publication Jean-Pierre Amougou Belinga et la journaliste Nadine Patricia ont été avertis.

Suite à la diffusion des propos incitants à la haine tribale et à la violence au cours de l’émission  Club élites, présentée le 04 novembre 2018 sur Vision4 par Ernest Obama, journaliste de la même chaîne, le Cnc a décidé de suspendre pour une durée d’un mois ce dernier de l’exercice de la profession de journaliste au Cameroun.
La sanction la plus lourde est celle de la journaliste Mireille Flore Maneh, de Canal2 International. Celle-ci a écopé de six mois de sanction auteure d’un reportage diffusé dans l’édition du journal de 20h du 06 octobre 2018, présentant sans preuve le nommé Pepouo Godefroy, réparateur de vélo, comme pédophile. A cet effet, Eric Fotso, directeur général de ladite chaîne, a aussi été averti.

L’organe de presse « ouest littoral » et son directeur de publication, Benjamin Zébazé, sont suspendus de deux mois pour avoir proféré des accusations non fondées et des propos injurieux à l’encontre du président de la République du Cameroun.

Des non-lieux ont été prononcés dans les affaires impliquant Mohamane Lamine, membre du Rdpc suite à la publication d’une déclaration jugée non fondée par le journal « L’anecdote » et celle de Manuel-Nso Obiang ADA secrétaire exécutif de l’organisation de coordination pour la lutte contre les endémies  en Afrique Centrale (Oceac), contre le journal « Echos Santé », mettant fin aux procédures engagées par les requérants.

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