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Cameroun: l’UE note «quelques progrès» dans les relations entre la société civile et le gouvernement

La Délégation de l’Union européenne au Cameroun s’est félicitée en fin de semaine des résultats obtenus à l’issue d’un programme d’appui à la société civile, mis en uvre sur quatre ans

La délégation de l’Union européenne au Cameroun s’est félicitée jeudi, à Yaoundé, des résultats obtenus dans le cadre de la mise en uvre du Programme d’appui à la société civile (PASC). Rentré dans sa phase opérationnelle en janvier 2012, avec une enveloppe de sept millions d’euros (4,5 milliards de F CFA), le PASC a été clôturé les 26 et 27 août 2015 au cours d’un atelier organisé à la Chambre de Commerce, d’Industrie, des Mines et de l’Artisanat (CCIMA).

Outre les statistiques officielles sur le nombre de subventions octroyées aux Organisations de la société civile (OSC), les principaux intervenants dans le cadre de ce Programme ont surtout souligné l’impact du Programme dans le dialogue société civile – gouvernement.

«Nous avons fait quelques progrès dans la mise en place d’une véritable société civile partenaire de l’Etat», a déclaré Bertin Lukanda, le régisseur du PASC.

Reprenant le discours du ministre de l’Economie, de la Planification et de l’Aménagement du territoire (Minepat), ordonnateur du PASC, le point-focal du Programme au niveau de ce département ministériel, Yves Tantchou, a exhorté les OSC à être des «caisses de résonnance» pour le gouvernement.

Propos qui ont immédiatement suscité des réactions dans la salle où se tenait l’atelier. «Nous ne sommes pas une caisse de résonnance», a vivement réagi la promotrice d’une organisation.

M. Tantchou Yves a dû demander à nouveau la parole pour préciser son propos. En parlant de «caisse de résonnance», le point focal du PASC au Minepat a expliqué que c’était une invite aux OSC à «faire écho» des préoccupations des populations à la base ; et de faire également écho sur la gouvernance des ressources mobilisées par le gouvernement pour les populations. «La société civile et le gouvernement doivent être des partenaires pour l’amélioration des conditions de vie des populations», a-t-il affirmé. «Que la caisse de résonnance ne soit pas interprétée de manière péjorative».


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Le PASC faisait suite au PASOC dont l’objectif était la structuration de la société civile camerounaise. Financé par l’Union Européenne, le PASC visait, entre autres, à valoriser la «participation citoyenne» à travers les OSC et appuyer les «initiatives de gouvernance».

Les bénéficiaires ont souhaité que «la fin du PASC permette seulement de le remplacer par un mécanisme plus efficient».

Ils ont notamment proposé la «mobilisation des pouvoirs publics en vue d’une amélioration du cadre juridique des OSC»; la mise sur pied d’une «large concertation entre l’UE, le gouvernement, les OSC et les Collectivités territoriales décentralisées pour la préparation de la feuille de route du 11e Fonds européen de développement (FED)».


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La Délégation de l’Union européenne a assuré que l’évaluation du PASC sera utilisée pour la formulation d’un prochain programme en faveur de la société civile camerounaise. Journalducameroun.com a appris qu’il sera dénommé ProCivis et aura deux composantes : l’état civil et l’appui à la société civile. Il s’agira notamment d’améliorer le cadre légal des OSC au Cameroun, et favoriser le renforcement des capacités de ces dernières.

Bertin Lukanda, le régisseur du PASC – qui achève son contrat au Cameroun en janvier 2016 – a demandé à certaines OSC bénéficiaires de subventions d’apporter les documents requis afin de décaisser «le milliard» encore en souffrance dans les caisses de l’UE; avant le lancement du prochain programme.

Photo de famille prise à la fin de l’atelier de clôture du PASC, le 27 août 2015 à la CCIMA, à Yaoundé
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