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Cameroun: Marlène Emvoutou interpellée et gardée à vue à Yaoundé

La supposée présidente de la ligue régionale de football du sud a été interpelée mardi à Yaoundé et conduite dans le locaux de la police judiciaire du centre

Caddy Marlène Emvoutou a été happée mardi 16 juillet 2013 par la police, alors que, selon des sources, elle tentait de quitter Yaoundé. Elle a été conduite dans les locaux de la police judiciaire du centre à Elig-Essono après avoir été interpellée au quartier Nkol-Eton à Yaoundé. Une interpellation qui a fait foule, et à laquelle la candidate malheureuse à l’élection à la présidence de la Fécafoot a opposé une résistance d’environ deux heures de temps. Tout est parti d’un mandat d’arrêt contre Dame Emvoutou, signé du procureur de la République près du tribunal de grande instance de Yaoundé. Un mandat d’emmener contre Marlène Emvoutou faisant suite à une plainte de Tractafric auprès du procureur contre elle. Selon des informations recueillies à bonne sources, il y a deux ans, Marlène aurait loué un véhicule Pick-Up de marque Mitsubishi au concessionnaire Tractafric et aurait fabriqué de faux papiers pour ensuite revendre ledit véhicule à 7 millions de Fcfa. L’acquéreur du véhicule sera ensuite interpellé au service des transports alors qu’il allait se faire établir une carte grise. C’est ainsi qu’on s’est lancé à la recherche de la supposée président de la ligue de régionale de football du Sud.

Elle a d’abord tenté de s’enfuir avant d’être bloquée par des véhicules qui la filaient. Selon plusieurs sources, « elle est venue chercher ses enfants et tente de quitter le territoire camerounais », certainement en direction de la Guinée Equatoriale où elle aurait de bonnes connections. Après que son véhicule ait été bloqué, elle a pris les clés au chauffeur refusant ainsi de se laisser convaincre par les responsables du bureau du Procureur de la République qui sont arrivés sur les lieux. La circulation est ainsi bloquée sur ce tronçon de route qui mène vers le marché Nkol-Eton. La foule de curieux se masse à l’endroit où le véhicule de Marlène a été immobilisé. Le Commissaire divisionnaire du commissariat central N° 1, Zimbi Simon va être alerté. Après avoir été briefé par ses éléments qui sont sur les lieux depuis plusieurs heures, il arrive sur place et se dirige vers le véhicule de Marlène Emvoutou qui barre la circulation, histoire de la convaincre de quitter son véhicule et de le suivre au commissariat. Peine perdue car Marlène Emvoutou ne semble pas avoir l’intention d’obtempérer. Quelques minutes plus tard, un pick-up avec à son bord des éléments du Groupement spéciale d’opération (Gso) arrive avant que la commissaire du commissariat du 10e arrondissement ne fasse son apparition. Après quelques minutes de négociations, Marlène Emvoutou va finalement fléchir, acceptant de se faire escorter jusqu’au commissariat central N°1 de la ville de Yaoundé. Après plus d’une heure passée au commissariat sous forte escorte, Marlène Emvoutou est conduite dans les locaux de la police judiciaire où elle aurait passée la nuit. Elle sera présentée au procureur de la république ce mercredi 17 juillet 2013. L’autre affaire qui accable l’ancienne directrice d’Aspire au Cameroun, est une histoire d’escroquerie.

Marlène Emvoutou cloîtrée dans sa voiture

journalducameroun.com/Sylvestre Kamga)/n

Elle avait déjà été interpelée le 19 juin 2013 suite à une plainte d’un parent d’enfant qui lui réclamait la somme de trois millions. Elle avait a été libérée sous caution grâce à l’aide de Benoît Assam un proche de la famille présidentielle. Et depuis ce jour, elle n’est plus passée honorer le rendez-vous qu’elle avait donné. C’est pourquoi le procureur a exigé que Benoît Assam ramène Marlène Emvoutou, faute de quoi c’est lui-même qui répondra de cette forfaiture. Une fois conduite au commissariat, d’autres plaignants au sujet des autres affaires sont sortis. De jeunes gens se plaignent de ce qu’elle leur a pris une somme de treize millions de francs pour les faire voyager pour le Qatar. Ils avaient été interpellés à l’aéroport international de Douala pour détention de faux visa. Des accusations portées à l’endroit de Dame Envoutou qui restent invérifiables puisque l’accusée a refusé de s’exprimer à ce sujet. Mais selon certaines informations «elle sait déjà qu’elle sera écrouée». Affaire à suivre.


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