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Cameroun-Massacre de Ngarbuh : des militaires aux arrêts

Une patrouille de l'armée camerounaise.

Deux colonels et sept hommes de rang sur la sellette. Des Bororos armés seraient en fuite.

Une commission d’enquête partie de Yaoundé quelques jours après le massacre a entendu plusieurs militaires en poste dans la région du Nord-ouest du Cameroun.

Le groupe constitué, entre autres, d’éléments de la Sécurité militaire (Semil) avait pour mission de faire la lumière sur ce qui s’est passé à Ngarbuh le 14 février 2020.

D’après des informations que journalducameroun a eues du mal à confirmer, sept militaires de rang et deux colonels ont intéressé les enquêteurs.

Les premiers éléments d’enquête indiquent qu’il y a bien eu un accrochage entre l’armée et des séparatistes dans la zone.

Seulement, un groupe de militaires accompagnés de Bororos armés ont décidé de mener plus tard une opération punitive contre un village soupçonné d’aider les séparatistes. Ceci à l’insu de leur commandement.

Les combattants Bororos qui ont participé à cette opération seraient par ailleurs en fuite. Les soldats et les deux officiers supérieurs ont été transférés à Yaoundé.

Le 14 février 2020, à Ngarbuh petit village de la région de l’Ouest du Cameroun, une attaque fait des morts. 22 selon l’Onu, dont 14 enfants.

L’armée est accusée du massacre. Le gouvernement se défend et pointe une opération contre une base séparatiste qui a abouti à la mort de 7 « terroristes ». L’incendie qui serait déclenché à la suite des combats a brulé des maisons et tué cinq personnes.

Ce que dément un récent rapport de Human Right Watch qui accuse des militaires et des Bororos armés d’avoir mené une opération punitive contre un village. Le Bilan de l’On fait état de 21 morts, dont 13 enfants et une femme enceinte.

Dans une réponse à ce rapport, le gouvernement a annoncé le 28 février, la création d’une commission d’enquête pour faire la lumière sur cette affaire. Elle a huit jours pour rendre sa copie.


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