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Cameroun: « Médiapart veut inciter les populations à l’insurrection » (Armée)

Capitaine de Frégate Cyrille Serge ATONFACK (c) Droits réservés

En date du 19 septembre, le média en ligne Médiapart sous le titre « Au Cameroun, les basses œuvres d’une unité spéciale équipée par la France » a accusé les forces de défense de commettre des exactions contre des civils et la mise sur pied des chambres de tortures secrètes. Après la réaction du ministre de la Communication, c’est au tour de l’armée camerounaise de réponse à Médiapart.

Mediapart a Tout faux sur le Cameroun

Le 19 septembre 2019, le media en ligne www.Mediapart.fr a publié un article accompagné d’une vidéo dans lesquels de graves accusations sont portées à l’encontre du Bataillon d’Intervention Rapide-BIR. Cette unité est en effet accusée d’employer contre les civils des moyens matériels d’origine française, ainsi que des techniques de contre-insurrection enseignées par des formateurs français, à l’exemple de celles utilisées en Indochine et plus tard, en Algérie. Le BIR est également accusé de disposer de chambres de tortures secrètes, à sa base de Salak à Maroua, dans la Région de l’Extrême-Nord.

Le fait que ces accusations portent sur une unité d’élite de nos Forces de Défense dont les faits d’armes sont réputés et admirés au-delà de la sous-région, traduit à souhait l’acharnement et le désarroi des pourfendeurs du Cameroun, visiblement désespérés de parvenir à l’instauration du chaos programmé dans les régions de l’Extrême-Nord, du Nord-Ouest et du Sud-Ouest en crise, régions dans lesquelles le niveau de violence va s’amenuisant, ce grâce au professionnalisme de nos Forces, dont le BIR.

Il est à noter que le Cameroun est signataire de multiples Conventions internationales relatives au respect des Droits de l’Homme. A ce titre, le Gouvernement de la République ne lésine sur aucun effort visant à équiper ses personnels des Forces de Défense et de Sécurité, des éléments cognitifs et matériels concourant au respect desdites dispositions pertinentes des susdites, qui ici, ont d’ailleurs force de loi. Les résultats de cette action sont du reste visibles, non seulement à travers les prestations des militaires sur le territoire national, mais également à travers la réputation des contingents camerounais engagés dans des opérations de paix à l’international.

Au final, la nature partiale, partielle, puérile, subjective et émaillée d’allégations gratuites de ce reportage ne peut qu’être déplorée, les faits y incriminés étant de toute façon invraisemblables. Bien au contraire, cette initiative révèle au grand jour, les intentions malveillantes de quelques cercles d’influence, qui entendent faire feu de tout bois pour amener le Cameroun à se plier à leurs desiderata.

 En tout état de cause, Médiapart est loin de jouer caché pour le cas du Cameroun. /-

Mediapart décidé à torpiller le Grand Dialogue National

Alors que le Cameroun s’apprête à entrer de plain-pied dans les assises convoquées par le Président Paul Biya sous le vocable de « Grand dialogue national » le 30 septembre prochain, et qui ont pour but de trouver principalement, une solution pacifique et concertée à la crise dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest, ainsi qu’aux problèmes des autres régions du Cameroun, une certaine presse internationale connue sous les noms de Mediapart et Arte, veut jeter le discrédit sur cette noble ambition, à travers ses vecteurs de la haine et de la mort.

Les publications récemment répertoriées sur les sites web de ces médias font état de ce que des soldats camerounais notamment ceux du Bataillon d’intervention rapide (BIR), seraient à l’origine de plusieurs « exactions sur son territoire », précisément dans le Nord-Ouest, le Sud-Ouest, et dans la Région de l’Extrême Nord. Des allégations sans fondements visant, non seulement à saper le moral de nos troupes qui brillent pourtant par leur discipline et leur professionnalisme sur le terrain, mais aussi à tuer avant son éclosion, le fruit des assises prévues cette fin du mois à Yaoundé.

Cette presse insinue par ailleurs que la technologie française à travers les véhicules blindés légers « Bastion », ainsi que les savoir-faire acquis auprès d’autres partenaires notamment américains, français et israéliens pour lutter contre le terrorisme, seraient utilisés pour anéantir les populations civiles dans les régions en crise. Cette fois sont clairement visées les solides et anciennes relations bilatérales auxquelles on peut associer de nombreux accords militaires signés entre le Cameroun et ces différents partenaires.

Cette abjecte campagne de Médiapart et Arte vise davantage à déposséder nos Forces de Défense des moyens qu’elles n’utilisent du reste, que dans le but de se débarrasser des bandes armées qui sèment la terreur dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest, laissant derrière elles mort et désolation, dans la poursuite d’un illusoire projet de partition du Cameroun.

Loin de tout chauvinisme, le Cameroun a toujours su prouver qu’il pouvait résoudre ses problèmes de lui-même, dans le respect des règles et conventions internationales. L’apport des partenaires extérieurs est certes précieuse. Il convient tout de même de citer comme exemple la guerre sans merci menée par nos Forces de Défense contre la secte islamiste Boko haram, aujourd’hui en déroute. Une lutte que Mediapart estime avoir été menée dans le mépris des droits de l’homme, en avançant pour moyen de preuve, l’existence non fondée, de ‘‘chambres de torture’’ dans la base du BIR à Maroua-Salak, dans le septentrion camerounais.

En dépit des actes illégaux et isolés de certains de ses éléments du reste déjà traduits en justice, l’Armée camerounaise a toujours su gérer ce conflit avec professionnalisme. Il en sera de même pour la résolution de la crise observée dans les régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest.

Fidèle à ses engagements pris contre le terrorisme qui menace pourtant nombre de pays à travers le monde, le Cameroun devrait et mériterait de bénéficier de plus d’égards de la part de ces médias. /-

Mediapart, ou le néocolonialisme en marche

Havre de paix, le Cameroun se battra toujours pour retrouver sa paix, malgré les allégations diffamatoires des professionnels de la calomnie qui font feu de tout bois pour que ce pays sombre dans le chaos. Alors que les Camerounaises et les Camerounais de toutes les strates de la société se préparent pour le Grand Dialogue National annoncé par le chef de l’Etat le 10 septembre dernier, les ennemis du Cameroun à travers les médias sociaux et les ONG, affichent sans détour l’ambition de torpiller cette concertation.

Honte aux hypocrites !!! Oui !!! Honte à ces marchands d’illusions qui prétendent se préoccuper du Cameroun et de son peuple, mais s’engagent à saborder l’image des Institutions et le processus de Dialogue National qui est censé sortir le Cameroun de cette situation de crise. Honte à ceux-là qui veulent profiter de l’anarchie pour piller les richesses du Cameroun et appauvrir les Camerounais. A travers la sortie de Mediapart le 19 septembre 2019 sur, entre autres, l’existence présumée de ‘‘chambres de torture’’ dans les cantonnements du BIR à Maroua, l’on peut deviner une démarche destinée à faire mettre le Cameroun à l’index de la communauté internationale, de même qu’une incitation à l’insurrection.

Ils sont nombreux, les pourfendeurs du Cameroun à avoir été surpris par les grandes et majestueuses propositions du Chef de l’Etat visant la réconciliation du peuple camerounais avec lui-même, dans le cadre d’une concertation interne et autonome, déliée du carcan de la communauté internationale et de ses capitalistes génocidaires. Le Gouvernement de la République a jusqu’ici remporté plusieurs victoires diplomatiques significatives, de nature à garantir la posture haute du garant des Institutions Républicaines face à ses détracteurs tant de l’intérieur que de l’extérieur.

Les sécessionnistes terroristes qui sèment la mort et la désolation dans les Régions du Nord-Ouest et du Sud-Ouest ambitionnaient de provoquer l’intervention des Nations-Unies au Cameroun, ou à défaut, le débarquement de leurs alliés, Etats démocratiques le jour, et rapaces assassins la nuit, uniquement motivés par leurs intérêts hypocrites et mercantiles, pour faire plier les Institutions de Yaoundé, et consacrer la partition du Cameroun. Leur échec est cuisant, le constat étant désormais solidement établi que la résilience des Institutions camerounaises va au-delà des Forces de Défense et de Sécurité pour se perpétuer dans le peuple, lequel, de génération en génération, a su dire NON, NON à la domination, NON à la soumission. /-

Capitaine de Frégate Cyrille Serge ATONFACK G.

Chef Division Communication / Ministère de la Défense



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