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Cameroun : Michèle Ndoki, l’autre visage

On l’a connue en 2018 lors de sa plaidoirie au Conseil constitutionnel. Aujourd’hui, elle fait parler d’elle pour sa volonté de présider au destin du MRC. Voici le côté jardin de l’une des avocates les plus célèbres du Cameroun.

Dieu, la famille, les ami(e)s, les enfants, le shopping et aussi le ndolé aux crevettes. Pour Michèle Ndoki, il n’y a pas que la politique dans la vie. L’avocate et militante du MRC se laisse voir dans un état commun et familier de nos dimanches en famille à la maison.

Loin des émissions de débat le dimanche à la télé, Michèle anime sa petite vie de famille. Il est 13h et ça grouille en cuisine. Il y a du ndolè au menu. Mais aussi des mets de pistache et beaucoup de sôlô, une sorte de poisson sec et salé qui se ramollit sous l’effet de la cuisson.

Le chef du jour s’active aux fourneaux pour que tout soit prêt à l’heure. Cette femme qui se fait assister de ses petits-enfants n’est rien d’autre que la mère de Michèle. Ce dimanche, l’avocate reçoit des amis à la maison.

Des rires fusent, des hochements de tête se succèdent et des anecdotes agrémentent, le tout dans une ambiance conviviale. Mais c’est surtout l’avocate qui s’ouvre et se raconte. Tout y passe : son exil en Côte d’ivoire, son ambition politique au sein du Mouvement pour la renaissance du Cameroun (MRC) qu’elle veut présider, l’actualité nationale et internationale… mais aussi et surtout, avec une sollicitude maternelle qu’on ne lui connaît pas, elle passe des heures à écouter et à s’épancher sur les détails de la vie de ses ami(e)s.

Le tableau qu’offre cette réception de salon est unique. Il laisse découvrir une écorchée vive d’une grande sensibilité. On découvre aussi une femme apaisée loin du tumulte politique et des joutes de pouvoir. Michèle a désormais tout d’une rose épineuse présentée à la fois comme une femme de tête quand elle défend ses idées et comme une femme douce quand elle reçoit des amis.

Michèle Ndoki

Michèle Ndoki

 

Une chose est certaine, on n’a pas fini de découvrir cette amoureuse de la lecture. Celle qui est née un 31 mars 1973 en France de parents camerounais, a systématiquement dévoré tous les livres sur l’héros national Ruben Um Nyobè comme la plupart des grands leaders politiques du pays. Pas étonnant qu’elle se sente investie au plus haut niveau, comme les héros nationaux d’une mission pour un Cameroun meilleur.

Elle se consacre à cette ambition sans jamais oublier son devoir de mère dévouée et attentionnée. Au-delà des responsabilités professionnelles et des contraintes politiques, Michelle donne son énergie pour l’éducation de ses enfants avec qui elle passe la majeure partie de son temps.

Cette sawa pure jus a le sens de la famille et des traditions ancestrales. C’est d’où lui vient son sens de l’hospitalité. Mais aussi la modestie qu’on lui connaît. Jusqu’à aujourd’hui, il lui arrive d’emprunter un benskin. De même, elle fréquente encore les marchés surpeuplés de la ville de Douala où elle devise toujours avec les Bayam-Sellams.

Il y a toutefois une fréquentation qu’elle cultive secrètement, nous livre un de ses proches. Michèle aime se retirer à la Casbah (Centre Culturel Catholique situé à Yaoundé) pour des moments d’intimité avec le Seigneur.


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