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Cameroun: Mme Christelle Ndongo revient sur le concept du concours Miss Afrique

«Le Comité international Miss Afrique (CIMA) est une entreprise familiale qui veut s’étendre à l’international pour le développement et la paix»

En votre qualité de coordonnatrice, parler nous de ce concept Miss Afrique?
Pour être honnête, ce sont des cousins et des frères qui ont commencé, l’aventure par une idée toute simple de créer quelque chose qui s’appelle Miss Afrique parce que ça n’existait pas encore. Ils se disaient que cela peut apporter beaucoup à l’Afrique qu’il y ait une Miss élue par tous les continents. Ils ont démarré leur affaire. Ils ont obtenu les autorisations et moi je les ai rejoints plus tard. Depuis cinq années, nous évoluons de la sorte. Le concept est un titre donné à la gagnante de l’élection du même nom et du label Miss Afrique détenue par le Comité international Miss Afrique qui est une association de droit camerounais. Il permet de faire comprendre que Miss Afrique ne dévalorise pas la femme. Parfois, la conception de l’événement peut être mal perçue. Une Miss d’un pays ou d’un continent a des objectifs qui sont précis. Ce n’est pas une belle femme avec une tête vide. C’est une belle femme qui a un travail et des objectifs à atteindre sur la scène internationale.

Est-ce que vous pouvez revenir sur la dimension familiale de votre entreprise au regard des ambitions internationales que vous visez?
Miss Afrique a d’abord été conçu au sein d’une famille. La famille l’a fait grandir comme on le ferait avec un bébé. Aujourd’hui cet enfant appartient au monde. C’est ce que je veux faire comprendre à travers cette dimension familiale. Maintenant, je ne voudrais pas que cela reste un événement africain, mais que ce soit un événement international à portée universelle. Je voudrais que les gens se reconnaissent entièrement dans ce concept Miss Afrique. Quelque soit l’endroit du monde où l’on se trouve.

Expliquez-nous le choix du thème «Afrique, cultures (beauté) et développement»?
L’événement intègre en son sein l’idée que la dimension culturelle représente un atout majeur et incontournable dans le processus du développement de l’Afrique. C’est pourquoi l’on a retenu ce thème. Le comité international Miss Afrique entend mener un combat pour la reconnaissance d’une Afrique positive, noble et prestigieuse. A cet effet, la candidate élue qui défendra nos valeurs pendant un an sera à juste titre le porte-parole du continent africain.

Quelles sont les difficultés par lesquelles vous êtes passées?
Il y en a eu. Car pour réunir cinquante Miss, c’est beaucoup de déplacements. C’est une énorme logistique. Mais grâce à notre travail et au ciel, nous y sommes arrivés. Nous avons eu des difficultés quelques fois administratives, mais heureusement, l’Etat camerounais nous a accordé son soutien. Cela nous a permis d’être là. La plus grande difficulté aujourd’hui, c’est de faire reconnaître Miss Afrique comme un évènement continental et international. Les gens ne connaissent pas encore le concept. C’est le challenge que nous nous donnons.

Est-ce que ce n’est pas parce que la manifestation a été repoussée deux fois?
Cette décision collégiale a été prise à l’initiative du président du comité international Miss Afrique, car les partenaires que nous avions à l’époque ne nous offraient pas des garanties du succès que nous étions en droit d’espérer. Nous avons choisi de reculer pour mieux sauter. Le mieux pour nous est de repousser un évènement plusieurs fois pour mieux le mûrir. Ce qui a été fait.

C’est quoi le concept de Miss de la diaspora?
Dans certains Etats africains, par rapport à la culture à la religion, l’on refuse qu’il y ait des élections de Miss. C’est là l’une des grandes difficultés, car il y a des jeunes filles qui aimeraient se présenter. Nous avons obtenu que certains de ces pays autorisent leur diaspora à organiser une élection de Miss qui représentera le pays en question à l’élection Miss Afrique. Pour nous, c’est un encouragement. Je remercie les différents gouvernements de ces pays. Nous avons pu leur faire comprendre que le concept même de Miss Afrique ne dévalorise pas la femme.

Un mot sur la fondation Miss Afrique?
C’est une structure que nous souhaitons mettre sur pieds après la première édition. Pendant une année, il y a une Miss qui agit. Il ne faudrait pas qu’après cela le travail accompli disparaisse avec elle. En aval du travail accompli, nous souhaitons qu’il y ait donc cette fondation qui perpétue cette entreprise et pousse la Miss en avant. C’est très ambitieux, je le reconnais.

Est-ce que vous êtes satisfaite du chemin parcouru?
Oui, car je me rends compte que c’est un projet qui aboutit. Il nous apportera beaucoup, non seulement au Cameroun, mais également à l’Afrique toute entière et au monde entier. Pour moi, c’est une grande fierté d’avoir pu participer à ce projet international.

Qui est Christelle Ndongo?
Je suis une jeune dame camerounaise qui a fait ses études au Cameroun, puis à Nice. J’essaie d’imprimer mes marques dans le monde. J’ai une famille normale. J’ai fait des études en sciences économiques. Je crois en ce que je fais et j’essaie de me donner les moyens d’y parvenir. Malgré les peines et les soucis, j’essaie d’aller de l’avant. Mon projet est de réussir le projet Miss Afrique.

Christelle Ndongo, la coordonnatrice du concours Miss Afrique
Journalducameroun.com)/n



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