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Cameroun: Mouvement de grève des ex employés de CCC et Selcam à Douala

Ils réclament le payement des arriérés de leurs cotisations sociales estimés à plus de 800 millions de F CFA

Lundi, 12 octobre 2009, il est environ 6h du matin. L’entrée principale du complexe chimique camerounais, CCC à Bassa à Douala, est envahie par une centaine des anciens travailleurs de cette entreprise ainsi que ceux de Selcam. Toutes les deux entreprises appartiennent au groupe Fadil. Sur les pancartes brandies par les grévistes, on peut lire : les retraités de CCC et de Selcam, revendiquons le reversement intégral des arriérés de nos cotisations sociales dus à la CNPS. Des arriérés estimés à 865 100 359F CFA. Sur les visages des uns et des autres, on peut lire certes le désarroi, mais aussi toute la détermination des ex employés a obtenir gain de cause cette fois, car « trop, c’est trop », lancé l’un d’eux. Dans la foulée, son camarade, Joseph affirme avoir été employé en 1972, mais au bout de 30 ans de travail, n’a reçu aucune distinction. De même, après avoir travaillé pendant 4 ans comme temporaires, ils sont nombreux à n’avoir pas exercés dans les meilleures conditions de travail. D’où leur colère à la demande de l’entreprise de quitter les lieux. « Cela fait 10 ans que notre employeur avait cessé de reverser nos cotisations », affirme un ex employé, qui ne cache pas sa surprise au moment de cette découverte. Après avoir rencontré le ministre du travail, celui-ci leur a recommandé de se rendre à la caisse nationale de prévoyance sociale, CNPS, pour s’enquérir eux-mêmes de leur situation. C’est une fois sur place que le pot aux roses a été découvert. Cela fait longtemps que cette situation dure, le mot d’ordre de grève ne sera levé que si les sommes revendiquées sont reversées, indique l’Assemblée générale des personnes retraitées et veuves de CCC, que préside Gabriel Biti.

Une réunion pour rien
Les autorités administratives au courant de ce mouvement d’humeur de ce lundi matin, sont descendues sur les lieux, à l’instar de la déléguée du travail et de la sécurité sociale du littoral, Marie Thérèse Edjangué, et du sous-préfet de Douala 3é. Face aux représentants des ex employés invités à la table de conciliation dans l’après-midi, celles-ci ont tenté de ramener les grévistes à de meilleurs sentiments, mais peine perdue. Ils sont restés sur leur position, exigeant le payement complet de leurs arriérés ou rien. Le sous-préfet est prématurément sorti de la salle, suivi quelques minutes après, de Mme la déléguée. Elle s’est dite déçue et estimée qu’il n’y a aucun dialogue social possible avec des personnes qui méprisent l’autorité étatique La réunion s’est achevée en queue de poisson. Au niveau de la direction de CCC, le maire Oumarou Fadil déclare ne pas être en possession des plus de 800 millions de F CFA demandés, mais annonce qu’il va procéder incessamment à un allégement.
A suivre !


Journalducameroun.com)/n
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