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Cameroun : mutisme du gouvernement face à l’affrontement intercommunautaire ayant fait plus de 10 morts à l’Extrême-Nord

Conseil de cabinet (photo d'archives) (c) Droits réservés
Aucune communication officielle sur les détails du conflit meurtrier qui s’est produit depuis la nuit du 10 août 2021 entre les communautés  Arabe Choa et Mousgoum.

Un silence inquisiteur deux jours après la scène d’une rare  violence qui a eu lieu dans la nuit de mardi,  dans l’arrondissement de Logone-Birni (département du Logone-et-Chari), région de l’Extrême-Nord.  Le gouvernement souvent prompt à dénoncer les querelles intercommunautaires et de plus en plus le « tribalisme » dans l’arène politique, n’a jusqu’ici cru devoir se prononcer sur cet affrontement sanglant ayant causé une dizaine de morts.

Selon certains confrères surplace, il s’est agi de ressortissants des communautés Arabe Choa et Mousgoum  opposés sur  une affaire foncière qui se sont battus à mort pendant des heures avec des armes blanches et des fusils,  faisant aussi de nombreux blessés graves conduits à l’hôpital du Logone-Birni.

L’on se souvient que les derniers évènements de la même nature  s’étaient produits dans la localité de Makari entre les Kotoko et les Arabes Choa. Deux morts et plusieurs blessés avaient été déplorés.

Au sujet des litiges fonciers au Cameroun, Henri Eyebe Ayissi le ministre du Cadastre et des affaires foncières  faisait remarquer le 5 juillet 2021 devant les députés à l’Assemblée nationale,  qu’ils représentent environ 65 % des affaires enrôlées par les juridictions judiciaires et 85 % de celles jugées par les juridictions administratives. Des chiffres qui expriment l’ampleur du phénomène et  peut justifier la récurrence  des affrontements sanglants.


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