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Cameroun: nés prématurément, des bébés quintuplés décèdent à l’hôpital central de Yaoundé

La famille des défunts attribue cette mort survenue mardi à la négligence du personnel médical. L’hôpital dément ces allégations

L’affaire se passe le mardi 22 mars 2016 à l’hôpital central de Yaoundé. Honorine Nshi est admise en accouchement au service maternité de ladite structure après des douleurs pelviennes ayant permis de constater qu’elle est dans un état de dilatation avancé. A la suite de son accouchement cinq bébés dont un pesant 200 grammes, un autre 700 et les trois derniers 500 grammes naissent.

« Les infirmières m’ont aussi fait savoir que ma s ur devait donner naissance à des prématurés de six mois, les couveuses devaient être indispensables pour leur survie. Mais que la maternité n’a pas d’éprouvettes disponibles », a indiqué la s ur cadette de dame Nshi qui a aussitôt été déléguée pour trouver des structures équipées pour acueillir les bébés. « Je ne comprenais pas comment c’est la famille qui devait se débrouiller pour trouver une couveuse. Je leur ai demandé ce que je devais faire des bébés et elles m’ont dit de me débrouiller pour trouver les éprouvettes ».

La concernée s’engage alors dans une recherche de couveuses dans d’autres hôpitaux de la ville. Résultat des courses, pas de couveuses, mais des bébés décédés. La famille pointe un doigt accusateur sur le personnel de la maternité qu’elle accuse de négligence. Réagissant samedi, 26 mars 2016, à ces allégations le directeur de l’hôpital central, Joseph Pierre Fouda, a indiqué que : « la prise en charge adéquate assurée par notre hôpital a permis de sauver la mère qui est bien portante et est rentrée dans sa famille le 24 mars 2016. Malheureusement les f tus ne pouvaient survivre compte tenu de l’âge de la grossesse et de leur faible poids de naissance ».

Ce nouveau cas est enregistré près de deux semaines après le décès de dame Monique Koumateke et de ses jumeaux survenu le 12 mars 2016 à l’hôpital Laquintinie de Douala. L’affaire avait alors fait le tour des réseaux sociaux et soulevé de l’indignation des Camerounais résidant aussi bien sur le territoire national qu’à l’étranger.


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