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Cameroun : nouvelles scènes de violences dans le Nord-Ouest et le Sud-Ouest

photo d'illustration. ©Droits réservés

Des affrontements entre forces de l’ordre et assaillants ont été enregistrés dans diverses localités des deux régions anglophones.

La tension ne retombe pas dans les régions du Nord-Ouest et du  Sud-Ouest, où des scènes de violence ne cessent d’être enregistrées. Cela était le cas samedi dernier, avec l’incendie du bureau du sous-préfet de Belo (département du Boyo, région du Nord-Ouest). Depuis la survenue de cet incident attribué à des sécessionnistes, la résidence de Nkongho Nicholas Manchang demeure sous haute surveillance et lui-même y travaille jusqu’à un retour à la normale.

Non loin de là, notamment à Mbengwi (département de la Momo, région du Nord-Ouest), des affrontements ont eu lieu dimanche entre des militaires camerounais et des individus armés. Des commerçants avaient décidé de tenir le jour du marché dimanche au lieu de lundi comme d’habitude. Ils pensaient ainsi éviter les perturbations dues aux villes mortes qui continuent à être observées les trois premiers jours de chaque semaine. Des soldats camerounais sont intervenus pour empêcher la tenue du marché ce dimanche. Des échauffourées s’en sont suivies et ont, par la suite, pris de l’ampleur avec l’intervention de quelques individus armés. Plusieurs blessés ont été enregistrés parmi les civils et trois motos incendiées.

La situation était aussi tendue dans la localité d’Andek (département de la Momo) hier. Des commerçants ont installé un marché pour permettre aux populations de s’approvisionner. Des militaires s’y sont également rendus pour faire des achats, suscitant la colère de quelques individus armés qui ont ouvert le feu. Des échanges de coups de feu ont eu lieu.

Dans la région du Sud-Ouest, la circulation était bloquée dimanche sur la route reliant Muyuka à Kumba. Il aura fallu l’intervention des forces de défense pour chasser les assaillants qui empêchaient le trafic. La scène se serait déroulée non loin de Balangui. Des militaires auraient demandé aux chauffeurs de voiture de s’arrêter au loin en attendant le signal grâce auquel ils pourraient s’engager sur la voie. Des témoins indiquent avoir aperçu des motos et des domiciles incendiés à leur passage.

A Muyuka, toujours dans le  Sud-Ouest, un militaire a été tué puis décapité par des sécessionnistes présumés.

 

 

 

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